Californie: les cours en ligne augmenteraient le taux de réussite aux examens

Par 24 avril 2013 1 commentaire
e-learning

Le blended learning, développé à l’Université de San Jose en Californie, a permis d’observer de meilleures notes chez les élèves, encourageant le développement de cette pratique en Californie.

 

Cela fait quelques temps que l’on parle des MOOCS, de leur succès et de leur expansion à d’autres horizons que la seule plateforme de cours en ligne. La Californie est en passe d’autoriser les étudiants des établissements d’Etat à suivre des cours en ligne au même titre que des cours physiques pour valider leur diplôme. Si les MOOCs semblent être une excellente solution aux problèmes financiers des établissements publics, et à celui des classes surpeuplées, la préoccupation qui persiste concerne leur efficacité. Plusieurs établissements ont déjà lancé des programmes pilotes pour tester les cours en ligne et leur efficacité. C’est notamment le cas de San Jose State University (SJSU), qui a développé un partenariat avec edX, afin d’offrir aux élèves la possibilité de suivre un cours d’où ils veulent via la plateforme, selon une méthode que l’on qualifie souvent de “blended learning.” SJSU vient d’annoncer les premiers résultats de son expérience, qui se sont avérés plus que positifs, puisque le taux de réussite à certains examens a nettement augmenté.

Des résultats concluants

Le cours qui a été dispensé à la SJSU à l’automne 2012, est un cours d’ingénérie en circuit et électronique, créé par le MIT pour la plateforme edX. Le développement du cours s’effectue sous la forme du “blended learning, une méthode dans laquelle les matériaux d’apprentissage nécessaires au cours sont dispensés sous la forme de vidéos, de lectures ou d’exercices interactifs, à disposition des élèves à tout moment en dehors de la salle de classe, sur leurs mobiles. Le temps passé en cours est alors dédié à la discussion et aux travaux en groupe. Lors de la session qui s’est déroulée à l’Automne 2012 au SJSU, la classe qui comprenait 87 étudiants, regardait les vidéos et effectuait les exercices à l’extérieur de la classe, laissant discussions et instructions de groupes à la salle de classe. Les résultats qui ont émergé de ce cours sont patents : alors que le taux de réussite aux examens dans les classes conventionnelles ayant suivi ce cours était de 55%, celui dans la “blended class” était de 91%.

Le blended learning convainc les universités

Le blended learning a donc convaincu de nombreuses universités californiennes. La plateforme edX, avec laquelle sont effectués ces programmes, a été fondée par Harvard et le MIT qui y proposait alors leurs cours. Ceux-ci, alors dispensés sous le nom HarvardX et MITx, ont par la suite été étendus à quelques autres universités. Ce cours sera donc disponible à 11 autres campus de California State Universities (CSU), représentant plus de mille étudiants de la moitié des 23 campus qui existent parmi les CSU. La San Jose State a décidé de lancer un Center for Excellence in Adaptative and Blended Learning afin d’aider les membres du corps professoral d’autres campus intéressés dans ce cours-ci ou d’autres “blended online courses.” Cette nouvelle collaboration a d’ailleurs pour ambition d’étendre les enseignements au delà de l’ingénérie, aux sciences sociales ou aux humanités, provenant d’autres universités comme Harvard et le MIT.

 

 

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1 Commentaire

Pour vraiment tirer une conclusion de cet article, il faudrait savoir si les exams ayant donné lieu aux respectifs 55 et 91% de réussite sont identiques. Et je parie que non.
Maintenant, supposons que ce soit le cas. Il resterait à contrôler le temps de travail, qui n'est surement pas égal. Les MOOCs seraient-ils plus efficaces à temps d'apprentissage égal, ou simplement parce qu'il sont plus souples d'utilisation et plus ludiques, favorisant une augmentation du temps d'apprentissage? Ce serait un bon point dans les 2 cas, mais les implications seraient radicalement différentes puisque dans le 2nd cas je pourrais peut-être avoir des résultats encore meilleurs avec la bonne vieille méthode si seulement j'avais la volonté d'y passer autant de temps que sur les MOOCs même si c'est moins ludique dons plus pénible. Cela change tout du point de vue du rapport motivation/optimisation du temps d'apprentissage.

Soumis par Politikally Incorrekt (non vérifié) - le 13 mai 2013 à 20h02

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