La Californie encourage le télétravail pour combattre les embouteillages.

Par 12 octobre 1998

Une étude est actuellement en cours en Irlande pour mesurer l’impact du télétravail sur les embouteillages et le temps perdu. La Californie pour sa part, pousse les entreprises à inciter leurs sal...

Une étude est actuellement en cours en Irlande pour mesurer l’impact du
télétravail sur les embouteillages et le temps perdu.
La Californie pour sa part, pousse les entreprises à inciter leurs
salariés à télétravailler. Mais cette expérimentation lancée il y a trois
ans ne donne pas de résultats très positifs. Une étude publiée le mois
dernier par un groupement de collectivités locales de la région de San
Francisco fait observer “jadis considéré comme une antidote naturelle aux
problèmes de circulation, le développement du télétravail se heurte à la
résistance de nombreuses entreprises d haute technologie qui préfèrent
maintenir une relation régulière, souvent quotidienne, avec leurs
salariés. Les managers se demandent si leurs salariés travaillent
suffisamment, les salariés redoutent que leur absence ne les handicape
dans leur carrière”.
Les autorités américaines prennent au sérieux les conséquences pour
l’environnement des embouteillages. La région de San Francisco connaît un
niveau de pollution supérieur aux normes fédérales. Selon une autre étude
réalisée par les organismes de transport en commun, l’impact du
télétravail sur les déplacements quotidiens est quasi nul, le pourcentage
de ceux dont l’entreprise propose de recourir au télétravail n’étant que
de 15,9 % (16 % en 1996). Seule évolution, les adeptes du télétravail le
pratiquent aujourd’hui 5,9 jours par mois, contre 4,6 jours en 1996.
(Libération 12/10/1998)

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