Californie : en tête de la course high-tech

Par 03 avril 2008

L'Etat est le plus dynamique en termes de création d'emplois et de rémunération dans le secteur high-tech. Un investissement massif dans la recherche et le développement lui permettra de le rester.

L'industrie high-tech se porte bien aux Etats-Unis : plus de quatre-vingt dix mille emplois ont été créés en 2006 dans un secteur qui emploie près de six millions de personnes. Une bonne santé portée en grande partie par la Californie, qui recense à elle seule plus de vingt mille nouveaux postes. Selon l'association dédiée aux nouvelles technologies AeA, qui propose ces chiffres dans son rapport annuel Cybertstates, il s'agit de la deuxième fois depuis l'éclatement de la bulle que le marché connaît une croissance nette dans le berceau de la Silicon Valley. Et l'Etat mérite que l'on y prête toute son attention : il est le plus dynamique des Etats-Unis en termes d'industrie high-tech. Il suffit de regarder le niveau moyen de salaire pour le constater : estimé à plus de 100 000 dollars annuels, il est plus de cent dix fois plus élevé que la rémunération perçue à l'échelle nationale par les employés du secteur high-tech privé.
Cibler la R&D
Quant aux investissements de capital-risque, ils battent également des records. Avec près de 14 milliards de dollars injectés en 2007, ils représentent désormais près de la moitié des investissements totaux réalisés dans le pays. "Les entrepreneurs de Californie - et en partie de la Silicon Valley - continuent à trouver de nouveaux moyens d'innover et de nouvelles industries à développer", constate Deirdre Hanford, membre de l'AeA et vice-président du fabricant de systèmes intégrés Synopsis. Et d'ajouter : "cependant, faire que la Silicon Valley reste le principal hub technologique de l'Etat, des Etats-Unis, voire du monde, dépend d'un nombre important de variables : il faudra diversifier les compétences, améliorer la qualité de notre système d'éducation, et investir dans la recherche et le développement, et plus particulièrement dans les technologies vertes".
Vers une virtualisation des services
Et il semble que le message ait déjà été entendu : en 2004, les dépenses en R&D se sont élevées jusqu'à 60,5 milliards de dollars. Plaçant l'Etat, encore une fois, à la tête du classement national. En ce qui concerne la répartition des emplois, il semble que la virtualisation soit en train de prendre le pas : la conception de systèmes informatiques a permis de créer plus de douze mille emplois, suivie par le secteur des services de haute technologie (environ six mille emplois). Au niveau national, c'est le secteur des services de logiciels qui domine, avec la création de près de quatre-vingt trois mille emplois l'année dernière, suivi par les services informatiques et de haute technologie, qui peuvent s'enorgueillir de près de quarante-six mille employés supplémentaires. Au contraire, les secteurs manufacturiers - exceptés ceux concernant la Défense et la santé - accusent une perte de près de trente mille emplois.

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