La Californie vote l'interdiction de la vente des jeux violents aux mineurs (maj)

Par 10 octobre 2005

Les Etats de l'Illinois et du Michigan ont été les deux premiers à adopter une loi qui a pour objectif de limiter l'accès des mineurs aux jeux considérés comme violents. La Californie vote, à son...

Les Etats de l'Illinois et du Michigan ont été les deux premiers à adopter une loi qui a pour objectif de limiter l'accès des mineurs aux jeux considérés comme violents. La Californie vote, à son tour, une loi du même type. Arnold Schwarzenegger a signé le texte AB1179 qui prévoit son entrée en vigueur au 1 er janvier prochain (après les fêtes de fin d'année...).

Les vendeurs ou loueurs de jeux vidéo ont donc de nouvelles mesures à prendre. Déjà avant cette loi, les jeux entraient dans l'une des cinq catégories suivantes : "early childhood", "everyone", "teen", "mature", "adult only". Ce classement donnait une indication sur le niveau de violence du jeu. A partir du 1 er janvier, les jeux violents ou sexuellement explicites seront marqués d'un autocollant remarquable (5cm*5com) qui précisera "18+" ou "pour majeur".

Toute infraction à cette nouvelle réglementation sera punie d'une amende de 1000 dollars. L'Entertainment Software Association qui défend les intérêts des logiciels de loisirs, juge que ce texte est une entrave à la liberté d'expression.

"Contrairement aux films, où vous regardez passivement la violence, dans un jeu vidéo, vous êtes un participant actif en prenant des décisions, qui poignarder, brûler ou tuer" commente Leland Yee, un représentant démocrate.

"Je suis moi-même parent et je pense qu'il est extrêmement important de savoir ce que nos enfants regardent et les jeux auxquels ils jouent" commente Schwarzenegger. Dans son autre vie, souvenons-nous quand même qu'il incarnait un personnage du nom de Terminator qui n'avait pas pour public que des majeurs...

Petite mise à jour (11/10/2005)

L'industrie du jeu vidéo réplique, sans attendre, au vote de l'interdiction de la vente des "jeux violents" aux mineurs. Elle "compte poursuivre cette loi pour la faire casser ", d'après Douglas Lowenstein, président de l'Entertainment Software Association.

Elle considère que cette loi enfreint la liberté d'expression. Elle compte bien lui faire subir le sort que dans l'Etat de Washington ou encore à Saint Louis où des lois similaires ont été jugées inconstitutionnelles.

(Atelier groupe BNP Paribas- 10/10/2005)

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