Cambridge veut être la Silicon Valley de l'Europe. "A Cambridge,

Par 19 septembre 1997

l'université et les entreprises sont en symbiose" explique t-on. Pour mettre au point les technologies de demain, les entreprises de la région de Cambridge sont nombreuses à s'appuyer sur les étudia...

l'université et les entreprises sont en symbiose" explique t-on. Pour
mettre au point les technologies de demain, les entreprises de la région
de Cambridge sont nombreuses à s'appuyer sur les étudiants et les
professeurs de cette prestigieuse université. Alors qu'il y a quatre ans,
elles n'étaient que 700, les entreprises de higt-tech sont aujourd'hui 1
200 à s'y être implantées. "L'université et les entreprises se nourrissent
mutuellement et partout se montent des boîtes de télécoms, de multimédia,
de réalité virtuelle et spécialisées dans l'Internet". En juin, Microsoft
a décidé d'y installer son premier laboratoire de recherche hors des
Etats-Unis et a recruté pour le diriger l'ex-directeur du Computer Lab,
prestigieuse unité de recherche de l'université. Les méthodes
californiennes commencent à s'appliquer à Cambridge. Pour motiver les
employés, on discute des stock-options et pour aider les projets à se
monter, on parle des besoins en capital-risque. Consultant informatique,
Robert Young souligne "il nous faut une entreprise à un milliard de
dollars pour clairement placer Cambridge sur la carte des zones de haute
technologie". Souvent les jeunes entreprises s'installent à proximité des
différents collèges de l'université. Ici la qualité de vie est
primordiale, les vélos sont partout, on se déplace dans des barques qui
sillonnent lentement la rivière, on y trouve des rues piétonnes et des
monuments historiques "Il y a bien des parcs aménagés pour les jeunes
entreprises en périphérie de la ville, mais beaucoup préfèrent s'installer
en ville, c'est important de boire dans les mêmes pubs que les
chercheurs".
(Supplément Multimédia Libération - 19/09/1997)

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