Le Canada et l'Europe se focalisent sur la télémédecine

Par 24 août 2007

Près d'un quart de milliard de dollars. C'est ce qui devrait être dépensé dans cinq ans pour superviser à distance les patients à leur domicile...

Près d'un quart de milliard de dollars. C'est ce qui devrait être dépensé dans cinq ans pour superviser à distance les patients à leur domicile.
 
L'année dernière, la télémédecine a représenté un marché de 70 millions de dollars. Ce montant devrait être plus que triplé en 2011. Cela représente une croissance annuelle de plus de 25%. Telles sont en tous cas les projections du cabinet d'analyse Park Associates dans leur rapport "Digital Health in Western Europe and Canada".
Selon cette publication, la surveillance à distance des patients est un élément clef des transformations que s'efforcent d'opérer les gouvernements locaux en Europe ou fédéraux (au Canada).
 
Pilotes et assureurs assurent le financement
 
Park Associates précise que l'argent proviendra en majorité des fonds affectés aux pilotes correspondants et des remboursements des assureurs privés. "Les autorités de régulation estiment que les solutions de supervision des patients à domicile donne une opportunité pour rendre les soins plus efficaces sans réduire la qualité générale de leur système de santé", estime Harry Wang, l'auteur du rapport. Selon ce dernier, le développement rapide des services de télémédecine butte actuellement sur deux problèmes.
 
Quel est le business model ?
 
Le premier est que les instances gouvernementales n'arrivent pas à établir de mécanismes permanents de remboursement pour ces solutions. Le second est que les organismes publics et privés n'arrivent pas à trouver un consensus quant au business model le plus réalisable. Ce n'est que si ces aspects sont réglés que les pays d'Europe et les provinces canadiennes pourront dépasser le stade des pilotes. 
(Atelier groupe BNP Paribas - 24/08/2007)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas