Le Cap passe par la Silicon Valley pour créer son hub technologique

Par 27 octobre 2009

Pour rendre l'Afrique du sud aussi attractive que la Californie en matière de high-tech, Silicon Cape combine réseau social et rencontres ''réelles'' pour connecter investisseurs et entrepreneurs. Qu'ils soient locaux ou étrangers.

Pour innover, il est nécessaire de disposer simultanément d'idées, de compétences techniques, et de fonds. Jusque là, rien de plus banal. Reste qu'il n'est pas toujours facile de réunir ces trois ingrédients. Et du coup de créer un environnement high-tech dynamique. C'est partis de ce constat que deux entrepreneurs sud-africains ont lancé début octobre Silicon Cape. La communauté, qui s'inspire du principe de la Silicon Valley, vise à attirer et rassembler investisseurs locaux et étrangers, entrepreneurs et jeunes talents. Ce, dans le but de créer un écosystème capable de concurrencer d'autres hub technologiques. "En créant un environnement propice au développement de solutions Biotech, web et mobile, nous voulons créer un centre d'excellence qui sera aussi attractif pour les entrepreneurs étrangers", explique à L'Atelier Vinny Lingham, co-fondateur de Silicon Cape. "Pour le moment, nous nous présentons comme un réseau social, qui compte déjà plus de 1 500 membres", explique Justin Stanford, l'autre co-fondateur du projet.
Un réseau social d'investisseurs et futurs entrepreneurs
"Celui-ci sera aussi composé d'un comité élu par les membres et qui aura pour tâche de chapeauter les différentes initiatives". Silicon Cape propose aussi des événements de networking réguliers* qui se déroulent au Cap, pour permettre aux entrepreneurs et investisseurs de se rencontrer directement. Enfin, des groupes de travail seront déployés pour encourager gouvernement et acteurs privés à résoudre des obstacles d'ordre par exemple législatif. "Ce dont manque la communauté high-tech pour se développer, c'est de visibilité et de capitaux", note Vinny Lingham. Et d'expliquer que s'il existe déjà de nombreuses sociétés de capital risque, les individus ne les connaissent que rarement. Résultat : ils sont peu nombreux à vraiment s'engager dans la voie de l'entreprenariat, par manque de fonds et de perspectives de carrière et d'embauche. "Notre but sera de montrer que nous sommes capables de créer un environnement sain capable d'engager un grand nombre de personnes à se lancer dans l'aventure des start-up high-tech".
Créer un environnement attractif à l'international
Reste que pour rendre le concept véritablement attractif, il sera nécessaire de combiner adroitement investissements en R&D et d'autres plus immédiats. "Ce, afin de créer de vraies marges brutes d'autofinancement et d'attirer des fonds étrangers sur nos rives", poursuit Vinny Lingham. A noter : les fondateurs du projet expliquent avoir choisi Le Cap comme implantation physique du réseau car la ville bénéficie d'un cadre de vie et d'une connectivité de qualité. C'est d'ailleurs là que résident un grand nombre des "Business Angels". "Malheureusement, le seul moyen de créer un hub performant est de limiter la zone géographique pour que l'effet réseau ne soit pas dilué", note Vinny Lingham. "Notre but est d'attirer les meilleurs à Silicon Cape, ce qui n'empêche pas la création d'autres plates-formes ailleurs en Afrique".
*Le premier a eu lieu le 8 octobre.

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