Le capital-risque repart en France, laissant de côté les logiciels pour privilégier la santé

Par 15 mars 2005
Mots-clés : Smart city

Chausson Finance vient de publier la treizième édition de son indicateur sur les investissements du second semestre 2004...

Chausson Finance vient de publier la treizième édition de son indicateur sur les investissements du second semestre 2004. 
Globalement, les investissements sont stables, à 327 millions d'euros investis au cours du deuxième semestre (1,5 % de baisse seulement par rapport au premier semestre). Après trois années de déclin, le capital-risque français a toutefois progressé de 36 % en 2004 , avec 659 millions investis . L'arrêt de la baisse des montants investis semble donc désormais bien acquise.
Au cours du semestre écoulé, ce sont 271 entreprises qui ont été financées , portant le nombre total d'entreprises financées sur l'année 2004 à 508. Le montant moyen investi par entreprise est stable à 1,3 million . Sur ces 271 entreprises financées par le capital-risque français au cours du semestre, 102 ont reçu des capitaux pour la première fois , soit 37 %. Un ratio qui continue de s'améliorer d'un semestre sur l'autre et qui tend à prouver que les investisseurs sont de plus en plus attirés par l'investissement dans les nouvelles sociétés, même si les opérations de refinancement ont représenté trois cinquièmes du total des sommes investies .
Ce semestre, on assiste au retour aux premières places des FCPI (Fonds Communs de Placement dans l'Innovation) au détriment des investisseurs traditionnels. Ces derniers ne placent plus que quatre de leurs représentants parmi les dix investisseurs les plus actifs et cinq parmi les quinze premiers. Au total, les montants investis par les FCPI représentent 65 % des montants investis par les quinze investisseurs les plus actifs , contre 50 % au semestre précédent.
Avec 109 millions d'euros investis, le secteur de la santé aura été le secteur privilégié par les investisseurs ce semestre. La part relative de ce secteur (33%) est au plus haut depuis que cet Indicateur existe. Ce montant se répartit en 89 millions pour les biotechnologies et 20 millions pour le matériel médical . A noter la très forte croissance de ce dernier segment, de l'ordre de 100% d'un semestre sur l'autre.
Avec 75 millions investis, le secteur des logiciels est, à l'inverse, celui qui connaît la plus forte baisse (-36 %) et qui affiche le montant d'investissement semestriel le plus faible depuis que cet Indicateur existe. (-4 %). A 45 millions, le secteur des Télécoms progresse de 25 % et représente 14 % du total des capitaux investis.
L'investisseur le plus actif du semestre est Sofinnova qui aura investi 24,5 millions au cours du semestre sur 20 opérations. Parmi les plus fortes progressions, l'on notera celles d' Innoven , qui avec 20,5 millions investis sur 8 opérations passe de la 21 ème place à la 2 ème de ce classement en l'espace d'un semestre et celle d' Innovacom qui avec 15,5 millions investis sur 18 opérations passe de la 16 ème place à la 6 ème . Un seul investisseur du panel sur les 53 n'a fait aucun investissement ce semestre.
Le classement des dix investisseurs les plus actifs voit l'arrivée de quatre nouveaux entrants ( Innoven , Innovacom, Partech, Axa Venture ) et quatre sortants ( Auriga, Apax, Crédit Agricole PE, Sgam ). A 16,8 millions d'euros, le montant moyen investi par ces dix structures est en hausse de 20 % sur le semestre précédent.
(Atelier groupe BNP Paribas - 15/03/2005)

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