Les captcha, nouveaux espaces promotionnels pour les marques

Par 13 septembre 2011 3 commentaires
Mots-clés : Smart city, Europe
captcha

Adyoulike propose de remplacer les chiffres et lettres de ces tests de validation par un message publicitaire à taper.

Pour communiquer avec les consommateurs, Adyoulike propose de passer par les captcha. Ces tests, qui permettent de déterminer que l'utilisateur est bien un être humain, étant un média supplémentaire pour faire passer un message publicitaire, estiment les fondateurs de l'entreprise française, présente actuellement au salon E-Commerce, qui se déroule au Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris. "Ce système permet aux annonceurs de se développer encore plus sur le web, en intégrant du contenu publicitaire dans des espaces autrefois purement sécuritaires. Les éditeurs y gagnent aussi puisqu'ils peuvent, à présent, commercialiser des zones de leurs sites qui étaient invendables.", explique à L'Atelier Yohan Elmaalem, co-fondateur de Adyoulike.

Un utilisateur impliqué et qui se souvient mieux

Le principe est simple. Les captcha se composent d'une bannière promotionnelle contenant un message entre parenthèses, souvent un slogan de la marque. C'est ce dernier qu'il faudra taper pour valider les différents formulaires de contact ou questionnaires. Yohan Elmaalem ajoute : "Les applications sont infinies. On commence par des images mais on peut aussi avoir recours à des vidéos, des zones interactives ou extensibles qui s'animent lorsque l'utilisateur passe la souris dessus. Il faut l'impliquer pour qu'il se souvienne positivement de la publicité." Selon une étude à paraître menée par l'entreprise, en partenariat avec L'Oréal, les internautes sont majoritairement favorables à ce nouveau système marketing, qui masquerait efficacement une opération jugée jusqu'ici laborieuse et intrusive. De plus, les utilisateurs retiendraient 12 fois mieux les messages promotionnels en captcha que les bandeaux publicitaires classiques.

Une sécurité toujours performante

Mais la simplification de la typographie et du sens des captcha ne serait-elle pas un obstacle à la sûreté du processus ? Pour Yohan Elmaalem, pas d'inquiétude à avoir : "La sécurité est équivalente à un captcha classique. Le problème peut être contourné", explique-t-il. Par exemple, au lieu de se concentrer sur le captcha en lui-même, il est possible d'évaluer la vitesse de frappe nécessaire au remplissage d'un formulaire pour déterminer si l'utilisateur est légitime ou non. "Si nous avons calculé qu'un être humain mettrait deux minutes à compléter un questionnaire et que cela a été fait en 30 secondes, on peut supposer qu'on a affaire à un robot. Sa tentative sera avortée par le système et son adresse IP bannie", conclut le responsable. A noter que côté modèle économique, une commission est reversée aux sites hébergeurs à chaque captcha correctement résolu.

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3 Commentaires

Pour info, http://www.solvemedia.com/ propose la même chose depuis pas mal de temps, mais je ne crois pas que le concept prenne vraiment. Les captchas sont surtout énervant. Dans la mesure du possible il vaut mieux éviter de les employer à mon avis

Soumis par mathilde (non vérifié) - le 14 septembre 2011 à 10h25

=> http://www.reuters.com/article/2011/07/28/idUS182379+28-Jul-2011+MW20110728

Soumis par Julien (non vérifié) - le 14 septembre 2011 à 13h45

@ Julien : merci pour le lien. Les chiffres sont intéressants.

Soumis par mathilde (non vérifié) - le 20 septembre 2011 à 10h43

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