Quand les capteurs améliorent la performance en entreprise

Par 26 octobre 2009 1 commentaire

Cambridge propose aux professionnels de porter des badges capables d'identifier leurs activités et interactions. Ce qui leur permettra d'obtenir un retour sur leur efficacité et leurs rapports sociaux.

Pour aider individus, groupes et entreprises à mieux exploiter l'environnement professionnel dans lequel ils évoluent, des chercheurs de l’université de Cambridge envisagent de recourir massivement aux capteurs. Ils proposent ainsi de généraliser l'utilisation de badges sociométriques, capables de reconnaître les activités et les interactions humaines. Ces derniers consistent en des capteurs de mouvement qui repèrent les personnes à proximité du porteur en communiquant via Bluetooth avec les mobiles ou les PDA équipés. Et évaluent le temps que dure chaque rencontre en utilisant un capteur infrarouge. Complétés avec des systèmes de captation du son et de l'image, ils permettront d’obtenir une cartographie précise des interactions entre les employés, les managers et les clients. En plus de ces solutions, ils rappellent que les registres des mails, des conversations sur les messageries instantanées ou des appels téléphoniques fourniront également des informations.
Internet, la plate-forme de feedback idéale
En les comparant avec les données relatives à la performance (chiffre des ventes, horaires, tâches accomplies, etc.) il est possible d’établir une relation entre les deux. Le but est de favoriser l’autoévaluation et d’encourager les changements de comportements. Pour, à terme, augmenter la satisfaction au travail et améliorer les performances individuelles et générales. Les chercheurs soulignent l’importance de fournir un retour d’information aux personnes observées sous la forme de graphiques, de visuels interactifs, de rapports, voire de feedback audio-visuel en temps réel. Pour eux, Internet constitue la plate-forme la plus adaptée à cette étape, les professionnels étant globalement familiers avec les médias sociaux en ligne, de plus en plus utilisés en entreprise. Pour être efficaces, ces résultats doivent être présentés de manière simple, par exemple en utilisant des icônes faciles à comprendre.
Améliorer la communication au sein des groupes éloignés
Autre support possible : le téléphone portable. Chaque participant recevrait sur son mobile un retour sur son comportement au sein du groupe, et la direction à suivre pour évoluer positivement. Les chercheurs notent que les essais en laboratoire ont permis d’améliorer significativement la communication au sein des groupes et le temps de parole individuel. Les résultats ont été particulièrement convaincants pour les groupes travaillant à distance. Une utilisation accrue des capteurs permettra aussi de déterminer quelles sont les connexions sociales au sein de l’entreprise. Les chercheurs imaginent par exemple un outil de "réalité sociale augmentée" explicitant ces relations pour maximaliser leur usage. Un employé saura ainsi qui parmi ces collègues pourrait lui donner accès à un expert sur un sujet donné au sein de l’entreprise.

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1 Commentaire

A mon avis il y a une erreur de traduction dans la phrase:"Pour aider individus, groupes et entreprises à mieux exploiter l'environnement professionnel dans lequel ils évoluent"Je verrai plutôt"Pour aider les entreprises à mieux exploiter les individus au sein de l'environnement professionnel dans lequel ils évoluent"Parce qu'en lisant ce genre de choses:"En les comparant avec les données relatives à la performance (chiffre des ventes, horaires, tâches accomplies, etc.) il est possible d’établir une relation entre les deux. Le but est de favoriser l’autoévaluation et d’encourager les changements de comportements"On imagine bien la dérive...(Ca devrait ferait un malheur entre les mains du management de France Telecom et autres ces genre de technologies)Bonjour,
Les initiatives de tracking de la performance, de sa localisation ou encore de son état de santé passionnent autant qu'elles inquiètent effectivement, en raison des dérives qu'on imagine sans peine.
D'où la nécessité de mettre des garde-fous stricts si on veut les appliquer.
Dans le cadre de cet article, nous n'avons pas voulu juger, mais juste rendre compte du projet sur lequel l'université de Cambridge travaille.
Merci de votre réaction,
La rédaction

Soumis par CoolRaoul (non vérifié) - le 26 octobre 2009 à 18h44

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