Des capteurs pour contrôler les risques de pollution de l'eau

Par 22 mai 2009

Le recours à ces marqueurs est une solution efficace pour optimiser les techniques de contrôle de la qualité de l'eau. Une équipe de l'Université du Minnesota a tenté l'expérience.

Chaque année, les pluies de printemps drainent d'énormes quantités d'herbicides, de produits chimiques domestiques, de polluants et de bactéries des villes vers les points d'eau : rivières, lacs... Pour mieux observer ce phénomène, des chercheurs en ingénierie civile du Water Resources Center* ont créé une installation qui prend la forme d'un réseau de capteurs sans fil. Les appareils, alimentés par des panneaux solaires, sont positionnés à des points clés et sont programmés pour mesurer divers paramètres : température, salinité, taux de PH, niveau de nitrate et d'oxygène, profondeur de l'eau et force du courant...
Des prélèvements d'échantillons
Chaque nuit, des échantillons sont automatiquement prélevés. Ils sont ensuite envoyés par radio à la station de base, qui retransmet ces informations par téléphone au laboratoire de l'université. Les équipes sont alors à même de les analyser. En cas d'événement important, comme une forte pluie, les étudiants peuvent programmer à distance le lancement du prélèvement. Ce, afin de contrôler comment l'environnement réagit, et quel trajet prennent les éléments polluants, le cas échéant.
Aider les urbanistes
Le projet, qui a été soutenu par les agences fédérales, vise l'installation d'une centaine de capteurs dans les dix prochaines années. Pour les enseignants chercheurs William Arnold et Miki Hondzo qui ont piloté la recherche, ce concept pourrait aider les urbanistes à mieux aménager le territoire, en se fondant sur les réactions précises de l'environnement à des événements météorologiques.
* université du Minnesota

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