Des capteurs peuvent prédire la durée de vie d'une machine

Par 21 octobre 2008

Le modèle du Georgia Tech utilise des capteurs de vibrations et de mesure des signaux acoustiques pour déduire le moment où un équipement devrait faillir. Il permettra notamment une meilleure gestion des parcs de PC.

Pour détecter plus simplement la présence éventuelle d'un dysfonctionnement au sein des équipements électroniques d'une entreprise ou d'une machine, le Georgia Tech a développé un modèle informatique capable d'indiquer l'état exact des systèmes auxquels il est relié et de détecter la survenue d'une dégradation. Il utilise divers capteurs de mesure en temps réel, comme celle des vibrations ou des émissions de signaux acoustiques. Le modèle calcule en fait en permanence le statut d'une machine et identifie comment elle va évoluer dans un futur proche. Il établit des modèles aléatoires qui caractérisent l'évolution des signaux et permettent de savoir combien de temps chaque équipement devrait encore fonctionner sans faillir. Les prédictions sont ensuite intégrées au circuit de maintenance.
Diminuer les coûts
Elles sont alors utilisées pour déterminer le processus de remplacement le plus judicieux et le plus économique. Selon les responsables du modèle, de telles techniques réduisent de plus de moitié les coûts, en diminuant le nombre de dysfonctionnements imprévus mais aussi les coûts associés. "Les différentes technologies de capteurs et de communication sans-fil nous permettent de créer un environnement constitué d'une abondance de données pouvant être exploitées dans le cadre des processus de prise de décision à travers différents domaines d'application comme la fabrication, les équipements militaires, etc.", souligne Nagi Gebraeel, l'un des participants au projet.
Mieux gérer les parcs de PC en entreprise
Celui-ci pourrait en effet se révéler très utile pour simplifier la gestion des parcs de PC en entreprise, en permettant d'identifier rapidement les failles et d'y remédier avant la survenue d'un problème généralisé. Les chercheurs lorgnent aussi du côté de la maintenance des équipements, dans l'aviation par exemple. Ils travaillent ainsi avec Rockwell Collins, pour mettre au point une solution capable de vérifier l'état des équipements électroniques qui souffrent des changements de température. Le but étant de déterminer le plus vite possible si un appareil est apte à faire un long-courrier, ou s'il vaut mieux l'affecter à un vol court ou le laisser au sol pour révision. Le modèle de prédiction a été présenté à la mi-octobre, à l'Institute for Operations Research et à l'occasion du Management Sciences Annual Meeting. Il a été financé par la National Science Foundation.

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