La carte sans contact TazTag est aussi économe

Par 24 avril 2009

En concentrant sur une carte les technologies NFC et Zigbee, TazTag offre une solution de carte sans contact multifonctions peu gourmande en énergie.

L'utilisation de son téléphone pour régler des achats, valider son accès ou télécharger des billets est intéressante mais pose un problème : comment s'en servir dans des endroits où le téléphone doit être éteint. Parti de ce constat, TazTag a opté pour l'intégration de l'ensemble de ces applications, mais sur une carte. Celle-ci combine NFC et la norme Zigbee pour avoir une connexion à Internet. "La plupart du temps la carte est invisible et consomme donc peu de batterie", explique à L’Atelier à l'occasion du salon Wima Michel Delaux, directeur opérationnel de Tagtaz. L’utilisateur peut librement choisir les moments où l’appareil reçoit et émet. Ce qui assure une plus grande longévité à la batterie.
Des usages variés
"Le fait que ce ne soit pas un téléphone modifie l’usage", explique-t-il. Il n’est utilisé que quand le consommateur le choisit. Ainsi, ce portefeuille virtuel dépasse le simple outil de paiement pour ses créateurs. "Il existe une demande pour ce type de support dans le médical", explique Michel Delaux. Les médecins peuvent s’en servir pour stocker les dossiers des patients, et les soignés, pour connaître les podologies des médicaments qu’ils utilisent. "Les médecins peuvent même s’en servir pour faire évoluer le traitement en direct grâce au Zigbee" ajoute-t-il. Des utilisations sont aussi attendues dans les musées pour permettre aux visiteurs d’avoir des informations complémentaires lors des expositions. Mais ce sont les usages marketing qui semblent les plus prometteurs.
Des données sécurisées
"Notre objectif est dans un premier temps de fournir un appareil pour les professionnels, c’est à eux de développer les usages" précise Michel Delaux. Par exemple dans les aéroports et les magasins afin de faire passer des messages promotionnels ciblés. Autre intérêt, la carte est un simple support. Les données présentes sur celle-ci sont également sauvegardées sur une plate-forme en cloud computing. " Ce qui permet de restaurer la totalité de ses données en cas de perte ou de vol". Afin de protéger son utilisateur, elle embarque un outil de reconnaissance biométrique. "Grâce au système de reconnaissance d’empreintes digitales et aux données cryptées, les informations ne peuvent pas être volées", explique Michel Delaux. Un prototype de la carte est présenté à l’occasion du Wima, les premiers modèles devraient mesurer moins de six millimètres et arriver sur le marché début 2010.
Alexis Toulon, envoyé special de L'Atelier à Monaco

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