Les cartes sans contact ne doivent pas s'arrêter à un usage unique

Par 01 juillet 2010 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Europe

Ensicaen travaille sur une carte qui permettra aux étudiants de payer mais aussi de l'utiliser comme carte de fidélité, de transport... Aux utilisateurs de décider quelles options ils veulent embarquer.

Pour faciliter la généralisation des cartes sans contact, l'un des moyens est de proposer des dispositifs qui permettent d'accéder à plusieurs services depuis une seule carte. Mais surtout, de pouvoir choisir et modifier ceux dont on souhaite bénéficier. C'est le projet de l'école Ensicaen, avec RUNN**. L'initiative vise à mettre au point une carte qui embarquera une puce BMS permettant de payer via le système de porte-monnaie électronique moneo. Mais, et c'est le principal intérêt du système, il permettra aussi de personnaliser sa carte en téléchargeant plusieurs services de son choix, à utiliser ensuite sur des bornes NFC dédiées : pass transport, contrôle d'accès aux bâtiments universitaires ou à la bibliothèque, carte de photocopies… A terme, il sera aussi possible de l'utiliser comme billet électronique. "Voire lors des examens grâce à sa fonction d'identification", souligne à L'Atelier Marc Pasquet, membre du laboratoire Greyc en Normandie.
Une multitude d'usages possibles encore inconnu
Il sera possible d'y ajouter jusqu'à douze applications. Pour y parvenir, il faudra se connecter à son compte sur le site du projet. Puis choisir les services souhaités, afin d'activer la deuxième puce NFC (Near Field Communication) embarquée dans l'objet, et destinée à héberger les applications. Le téléchargement de celles-ci s'effectuera de deux manières. Soit en déposant la carte sur une borne multimédia. Ou en utilisant un lecteur USB qui une fois connecté à l'ordinateur et à Internet donnera accès au même serveur que les bornes. Dans les deux cas, un code PIN - délivré lors de la remise de la carte - sera demandé. Par ailleurs les chercheurs s'appuient sur une clé de sécurité pour éviter toute intrusion au cœur des puces. Seuls les chercheurs d'Ensicaen ont la possibilité d'assurer le lien entre les différents services et le numéro de la carte individuelle "pour garantir la vie privée", explique le chef de projet.
Principal frein pour les utilisateurs : la sécurité
Techniquement, la solution retenue pour son fonctionnement (OS Card Java Global Platform) est post-personnalisable. "Parce que le fait de transformer l'usage premier d'une carte permet à l'utilisateur d'être à l'origine d'autres usages", souligne Marc Pasquet. Les responsables du projet sont actuellement en train de lancer des appels d'offres pour trouver fournisseur technologique et partenaires. A noter que ce prototype est labellisé par le pôle TES et est pour le moment développé dans le cadre de la vie étudiante. Il sera testé en novembre par deux cents premiers étudiants, puis par près de soixante mille d'ici fin 2011.
* Réseau Universitaire Numérique Normand
* Le projet a été présenté lors de la semaine de conférences internationales consacrées aux technologies "sans contact" sur le campus technologique "Effiscience" à Caen.

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1 Commentaire

On en veut pas de Moneo. ça fait 10 ans qu'ils essaie d'instiller partout ce projet mal conçu au départ et beaucoup trop cher. En vain, heureusement.

Soumis par orsi (non vérifié) - le 03 juillet 2010 à 14h17

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