Les cartes prépayées remportent un vif succès.

Par 12 avril 1999

Emises par des opérateurs privés, les nouvelles cartes prépayées, disponibles depuis plus d'un an dans les bureaux de tabac, les Relais H, la grande distribution (bientôt à La Poste), font concurren...

Emises par des opérateurs privés, les nouvelles cartes prépayées,
disponibles depuis plus d'un an dans les bureaux de tabac, les Relais H,
la grande distribution (bientôt à La Poste), font concurrence aux
traditionnelles télécartes à puce de France Télécom utilisables uniquement
dans les cabines téléphoniques. Offrant un crédit de communications, les
cartes prépayées permettent en revanche d'appeler de n'importe quel
combiné en tapant un code.
Selon l'observatoire créé par Ténor (organisation professionnelle) et
Cesmo (cabinet de conseil en télécommunications), le nombre de cartes
prépayées est passé de 1,8 million en 1997 à 10,5 millions en 1998.
Pendant la même période, les télécartes France Télécom sont passées de 113
millions à 105 millions. Les cartes prépayées ont généré en un an 383,5
millions de minutes de téléphone et un chiffre d'affaires de 604 millions
de F (92 millions d'euros).
Le nombre de cartes prépayées devrait s'élever en 1999 à 27 millions pour
un chiffre d'affaires de 225 millions d'euros. Elles devraient connaître
un rythme de croissance similaire au cours des deux années suivantes.
Avec 500 millions de cartes, le marché de la carte prépayée devrait
atteindre aux Etats-Unis 5 milliards de dollars (4,6 milliards d'euros) en
2000.
Pratique à utiliser, facile à trouver, offrant une grande indépendance, le
produit répond, selon Claude Benchetrit, le président d'Intercall, leader
français du secteur, aux besoins des consommateurs. Ces cartes sont bien
adaptées aux populations étrangères résidant en France qui peuvent les
utiliser à des tarifs avantageux pour certaines destinations.
En 1998, Intercall à distribué dans les bureaux de tabacs, les grands
magasins, Tati et Leader Price, 4,13 millions de cartes et réalisé un
chiffre d'affaires de 160 millions de F. La société réalise également des
cartes promotionnelles pour les sociétés le désirant.
Filiale de Pinault-Printemps-Redoute, Kertel a, pour sa part, vendu près
de 600 000 cartes. S'appuyant sur le réseau PPR, Kertel vend également ses
cartes via la grande distribution (Carrefour, Promodès), les Relais H et
vient de signer un accord avec Cetelem (filiale Paribas).
Ayant débuté son activité de cartes prépayées en septembre 1998, Omnicom
les commercialise via Carrefour, Casino, Interdiscount, les bureaux de
tabacs et les relais H.
Filiale d'un opérateur américain, RSL Com, numéro deux du secteur, a
vendu, très discrètement, près de 1,2 million de cartes.
Bien entendu, ne pouvant rester sans réagir, France Télécom a lancé en
juin 1998 sa carte prépayée baptisée "le ticket de téléphone". Cette carte
est la seule à offrir des tarifs intéressants sur les communications
locales. Directeur de la division publiphonie et cartes, Marc Fossier
explique "Pour toutes les destinations, France Télécom applique ses
tarifs, majorés de 14 %".
Ayant vendu en 1998, 250 000 exemplaires de sa carte "Le Ticket de
téléphone", France Télécom table sur 2 millions d'unités en 1999.
(Le Monde - 13/04/1999)

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