Casque et capteurs insèrent la réalité augmentée dans le quotidien

Par 05 octobre 2009
Mots-clés : Smart city

L'université d'Eindhoven projette des images en 3D sur les verres d'un casque. Celles-ci s'adaptent à l'environnement de l'utilisateur grâce à des capteurs reliés à un PC portable.

La réalité augmentée en situation de mobilité ne doit pas s'arrêter à l'écran d'un téléphone portable. Partie de ce postulat, une équipe de l’université de technologie de Delft a mis au point un système mobile composé d'un casque et d'un ordinateur qui se transporte dans un sac à dos. Les images sont projetées directement dans l’oeil à travers un casque. Des capteurs estimant en temps réel la position de ce dernier. Les données sont ensuite interprétées par l'ordinateur, qui va intégrer les images virtuelles au monde réel et les transmettre à l’aide de miroirs semi transparents. "Chaque oeil reçoit une image différente", explique à L’Atelier le professeur Jurjen Caarls, responsable du projet.
Des images mouvantes et en 3D
Elles apparaissent donc en couleur et en trois dimensions". A l’heure actuelle, il est possible d’afficher des objets fixes - une chaise, par exemple - ou un décor entier, comme un bar. Et même des objets mouvants, comme un papillon qui volerait autour de l’utilisateur. Les applications ? "Pour l’instant, ce sont les artistes qui ont montré le plus d’intérêt pour l’objet", explique Jurjen Caarls. "Mais aussi les compagnies de design d’intérieurs". D’autres secteurs bénéficieront cependant d’un tel système : les jeux vidéo, les musées et pourquoi pas le BTP. "En utilisant la réalité augmentée il sera possible de voir les tuyaux sous le sol ou d’obtenir une aide visuelle en réparant une machine", rajoute le professeur néerlandais.
Les futurs développements
Quelques améliorations seront nécessaires avant d’en arriver là. L’encombrement du système est évidemment un obstacle. L'équipe veut du coup utiliser des ordinateurs beaucoup plus petits. Autre problème, l’appareil nécessite pour l’instant d’être calibré à l’avance, pour assurer un bon alignement entre le monde virtuel et le monde réel. Les chercheurs désirent désormais s’appuyer sur des repères naturels, comme par exemple l’angle d’une fenêtre ou d’une peinture. Dernière amélioration, l’angle de vision, aujourd’hui limité à 40 degrés sur 30.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas