CeBit 2004 : quand l'ordinateur enfin nous comprendra...

Par 23 mars 2004
Mots-clés : Smart city, Europe

Marre d'un ordinateur qui ne comprend décidément rien à ce que vous lui demandez ? D'ici quelques années, le problème devrait être résolu ; c'est en tous cas ce que nous promettent plusieurs...

Marre d’un ordinateur qui ne comprend décidément rien à ce que vous lui demandez ? D’ici quelques années, le problème devrait être résolu ; c’est en tous cas ce que nous promettent plusieurs instituts et centres de recherche venus présenter au CeBit de Hanovre leurs dernières mises au points dans le domaine de l’humanisation informatique. Avec « l’interface ordinateur-cerveau » de l’institut de recherche appliquée Fraunhofer, les auteurs de science-fiction n’ont qu’à bien se tenir, et se creuser la cervelle pour nous faire rêver. Cette invention se présente sous l’aspect d’un bonnet, équipé de plus d’une centaine de senseurs qui mesurent l’activité cérébrale d’un utilisateur lorsqu’il pense qu’il déplace une main, par exemple. Les informations ainsi récoltées sont ensuite transmises à l’ordinateur auquel le bonnet est connecté. Au nombre des domaines d’utilisation rêvés pour cette invention, la médecine bien sûr : l’interface permettrait à des personnes handicapées de faire fonctionner un membre artificiel, de communiquer, etc. Mais ce n’est pas tout : il se peut qu’un jour chaque véhicule soit équipé d’un système comme celui-ci, qui permette d’anticiper les actions de freinage, de trajectoire… du conducteur. Autres découvertes du CeBit 2004, celles du centre allemand de recherche en intelligence artificielle (DFKI), qui a présenté son « humain virtuel » et Smartkom. Le premier consiste en un personnage d’écran d’ordinateur modélisé de manière à ce qu’il paraisse le plus humain possible. C’est-à-dire qu’il manifeste des émotions, le ton de sa voix varie, son visage exprime diverses réactions, etc. Smartkom est quant à lui un dispositif de compréhension des questions posées par l’utilisateur humain. Pour en faire la démonstration, le DFKI a choisi un kiosque d’information, capable de comprendre les questions de l’utilisateur, de les analyser (micro et outil d’analyse vocale), et d'étudier ses gestes (grâce à une caméra à infrarouge), pour lui répondre. Il faut donc s’attendre à ce que d’ici deux ou trois décennies, les dispositifs informatiques qui nous entourent comprennent tout ce qu’on leur dit… et tout ce qu’on leur cache ! (Atelier groupe BNP Paribas – 23/03/2004)

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