Cegetel arrête la commercialisation des Tam-Tam.

Par 21 octobre 1998
Mots-clés : Future of Retail, Europe

Le marché des pagers permettant de recevoir des messages commence à s’essouffler. Si 9 millions de Français possèdent aujourd’hui un mobile, soit 15 % de la population, 2,3 millions seulement dispos...

Le marché des pagers permettant de recevoir des messages commence à
s’essouffler. Si 9 millions de Français possèdent aujourd’hui un mobile,
soit 15 % de la population, 2,3 millions seulement disposent d’un
“pager” (4 % de taux de pénétration).
Si entre janvier à septembre 1998, le nombre d’abonnés mobiles SFR a
progressé de
137 %, 180 850 utilisateurs seulement ont acquis un “pager” contre 495
040 sur la même période de l’an passé.
Fort de ce constat, l’activité radiomessagerie de Cegetel, Tam-Tam (516
000 clients) vient de décider de stopper la commercialisation de
récepteurs. Tout en refusant de chiffrer l’impact économique de cette
décision, Cegetel estime “le marché s’écroule complètement”.
Pour l’instant, les abonnés actuels du service Tam-Tam ont l’assurance que
le service sera maintenu, comme l’explique Philippe Germond, le directeur
général de Cegetel “nous arrêtons le recrutement de nouveaux abonnés,
mais il n’est pas question, au moins dans les six mois à venir, d’arrêter
le service”.

Dès aujourd’hui, les clients Tam-Tam bénéficieront de conditions
préférentielles (prime de 500 F) pour échanger leur récepteur contre un
abonnement à SFR.

Alors que lors du lancement en mars 1995, le directeur général de
l’activité, Bernard Dodeman, déclarait “nous visons une part de 30 % d’un
marché français qui devrait représenter entre 1,5 et 2 millions
d’utilisateurs en 2000”, le service Tam-Tam n’est pas très loin de ses
objectifs avec une part de marché de près de 22 %, contre 9 % pour Kobby
(Bouygues Télécom) et 69 % pour les différents services de France Télécom
(Alphapage, Tatoo, Expresso …).

Plus optimistes, Bouygues Télécom et France Télécom n’envisagent pas pour
l’instant de stopper cette activité en affirmant que “les messageries
resteront un complément au téléphone mobile”. Au contraire, ils vont
s’adapter à la concurrence du portable qui séduit de plus en plus de
jeunes.
Si la gamme Tatoo va prochainement s’enrichir de nouvelles options
(Internet, International), Kobby va bientôt lancer des terminaux sous une
nouvelle norme Flex, moins coûteuse et permettant de dialoguer.
(Les Echos Le Parisien Le Figaro La Tribune - 22/10/1998)

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