La censure butte sur le réseau social

Par 13 février 2008
Mots-clés : Smart city

Avec psiphon, les internautes des pays qui abusent de la censure et du filtrage peuvent accéder en toute tranquillité à l'ensemble du web.

Certains donnent de leur bande passante, d'autres donnent de la puissance de calcul. D'autres enfin donnent de la liberté. Enfin tout du moins de la liberté de s'informer. Le logiciel de l'université de Toronto – plus précisément du laboratoire Citizen Lab au sein du Munk Centre for International Studies - vise en effet les internautes résidant dans des pays qui filtrent ou censurent. Et ils sont nombreux, si l'on regarde la carte publiée par Reporter Sans Frontières. Avec psiphon, cette restriction est contournée. Une des habiletés de ce proxy web est qu'il ne demande pas à la personne vivant dans un état policier de télécharger un logiciel.
Chaque psiphonode a ses psiphonites
Ce sont les internautes des pays "libres", pour reprendre la terminologie de psiphon, qui vont télécharger le logiciel. A ce jour, 130 000 versions de l'outil auraient été téléchargées. Ces fournisseurs volontaires administrent ainsi un serveur ou "psiphonode". Les internautes de pays adeptes de la censure (psiphonites) vont se connecter à ce serveur, qui leur donnera accès à tout le web. Après authentification, une barre d'outils s'affiche qui permet de surfer normalement.  Le système fonctionne comme un réseau social : c'est le psiphonode qui choisit les psiphonites dans son réseau personnel. Toutes les communications entre la machine et le serveur sont cryptés. Seul l'administrateur peut voir tout ce qu'il se passe. Et si son serveur est découvert, cela n'affecte que ses psiphonites.

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