Censure en ligne : Reporters sans frontières réagit, le Vietnam est sur la sellette

Par 20 juin 2003

Reporters sans frontières (RSF) vient de publier un rapport dans lequel il dénonce la mise « sous surveillance » d’Internet, les lois liberticides, l’emprisonnement de cyberdissidents, le blocage ...

Reporters sans frontières (RSF) vient de publier un rapport dans lequel il dénonce la mise « sous surveillance » d’Internet, les lois liberticides, l’emprisonnement de cyberdissidents, le blocage des sites ou la surveillance des forums de discussions. La Chine est particulièrement visée puisque plus d’une cinquantaine d’internautes sont détenus dans ce pays.

Cuba aurait également une politique très étroite de surveillance de l’Internet, pratiquerait des rationnements d’équipements et soumettrait l’accès du Net à autorisation. La Tunisie censure les sites, selon RSF, intercepte les e-mails et contrôle les cybercafés. Mais nos démocraties connaissent également des problèmes de censure, surtout depuis la mise en place des lois antiterroristes.

Le Vietnam ne semble pas non plus avoir développé une politique d’ouverture en ce qui concerne la toile. Le comité américain de protection des journalistes (Committee to Protect Journalists) révèle qu’un médecin vietnamien, Pham Hong Son, a été condamné à treize ans de prison par un tribunal d’Hanoï pour avoir « traduit et envoyé par e-mail des documents anti-parti communiste et anti-Vietnam » afin « de commanditer une campagne pour diffamer le gouvernement », selon l’acte d’accusation.

(Atelier groupe BNP Paribas – 20/06/03)

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