Le Center for Democracy & Technology (CDT) décrit les pratiques des spammeurs

Par 23 avril 2003
Mots-clés : Smart city

L’équivalent américain de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL), le Center for Democracy & Technology (CDT), vient de publier une étude sur les usages des spammeurs ...

L’équivalent américain de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL), le Center for Democracy & Technology (CDT), vient de publier une étude sur les usages des spammeurs. Il a créé 250 adresses e-mails différentes sur des sites d’hébergement grand public et les a utilisées pour des tâches diverses pendant six mois. Premier constat : plus de 80 % des mails envoyés sont des spams. La très grande majorité des spams proviennent d’adresses e-mails hébergées sur des sites Web grand public. Les adresses e-mails les plus visées par les spammeurs sont celles qui sont les plus visibles et les plus lisibles, ainsi que celles dont le propriétaire visite des sites très populaire. En revanche, une adresse masquée ( traduite en caractère ASCII) ne reçoit presque plus de spams. Les utilisateurs qui s’inscrivent à un newsgroup sont susceptibles d’être souvent spammés, et plus particulièrement lorsque l’adresse e-mail est demandée dès la première ligne de la fiche d’inscription, car les robots de récupération d’e-mails la repèrent alors facilement. La thématique du forum peut également avoir une influence sur le nombre de spams reçus : les newsgroup à caractère sexuel sont particulièrement touchés. A l’inverse, la location ou la revente de base de données d’e-mails ne semble pas générer un important spamming. Moins d’1 % de spams sont issus de ces échanges commerciaux. Certains spammeurs commencent cependant à pirater directement les serveurs d’e-mails pour trouver de nouvelles adresses. (Atelier groupe BNP Paribas – 23/04/2003)

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