Le Centre régional de consommation du Nord-Pas-de-Calais vient de sortir

Par 17 juin 1997
Mots-clés : Digital Working, Europe

une étude pour aider le consommateur à voir clair dans l'univers fou des offres de téléphone mobile. Devant cette tâche quasiment impossible, le Centre a trouvé une méthode pour s'en sortir en établ...

une étude pour aider le consommateur à voir clair dans l'univers fou des
offres de téléphone mobile. Devant cette tâche quasiment impossible, le
Centre a trouvé une méthode pour s'en sortir en établissant cinq profils
types de consommation. En affinant en fonction de leur tendance au
bavardage, il a débouché sur douze genres d'utilisateurs qui ont été
croisés avec les cinq abonnements forfaitaires et les quatre abonnements
mensuels proposés par les trois opérateurs. L'avantage revient aux
forfaits "sur les 12 cas, 10 forfaits proposent les factures les moins
chères", mais en approfondissant, on s'aperçoit que dans la plupart des
cas le forfait n'est pas rentabilisé "sur les 144 factures de forfaits qui
ont été calculés, 76 n'avaient pas atteint leur quota de minutes".
Quelques détails sadiques, si SFR plombe les appels émis hors de la zone
de résidence et vers les portables des autres opérateurs, chez Itinéris,
les prix s'enflamment dès que le forfait est dépassé. Pour sept profils
sur les douze examinés, Bouygues est le moins cher, mais son réseau est
beaucoup plus petit que les autres. Si l'on ne compare que les deux autres
réseaux, on obtient "six offres les moins chères pour SFR et six pour
Itinéris".
En principe, il existe deux prix pour les appareils : avec ou sans
souscription d'un abonnement. Dans la réalité, les choses sont toutes
autres. Ainsi un combiné Ericsson GF 388 vendu avec son abonnement coûte
de 690 à 1 435 F et sans abonnement de 2 350 à 4 293 F ? Sur 17 modèles
examinés, l'étude relève des différences de 100, 200 et même 400 % ?
Toujours selon l'enquête, aucune logique non plus dans les magasins. Les
multispécialistes comme Darty ou la Fnac sont les moins chers, suivis par
les spécialistes GSM, les hypers étant les moins bien placés. Quant aux
SCS, bien souvent leurs contrats regorgent de clauses abusives, dans
certains cas il faut quatre mois de préavis pour résilier un abonnement
!!!!
En conclusion, l'étude précise que finalement "les meilleures conditions
restent celles des opérateurs en direct".
Le consommateur n'a pas fini de se tirer les cheveux avant de faire son
choix.
(Pour en savoir plus, l'étude n° 3 : téléphonie mobile - Consommateurs et
nouvelles technologies est disponible au Centre régional de la
consommation 47 bis rue B-Delespaul 59000 Lille - tél. 03.28.82.89.00 -
E-mail : contact@crc-conso.com - Minitel 3615 CRC - Internet :
http://www.crc-conso.com - Bon courage)
(Libération - 17/06/1997)

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