Les centres d'apprentissage connectent les communautés sri lankaises

Par 21 août 2008

Le "Projet Sri Lanka" instaure une collaboration avec la Grande Bretagne afin de former les communautés isolées à Internet et de leur apporter les infrastructures nécessaires. Ce, via des centres spécialisés.

Après le Bangladesh qui a profité cet été d'un projet lancé par Ericsson, destiné à promouvoir le rôle des nouvelles technologies pour le développement d'une société, c'est au tour du Sri Lanka de bénéficier d'une initiative similaire. Six villages ruraux Sri Lankais vont ainsi accueillir des centres d'apprentissage, ayant pour objectif de former les communautés locales à l'informatique, mais aussi de relier ces groupes isolés entre eux et au reste du monde en apportant les facilités de connexion IT. La première communauté à profiter du programme est le village de Ihala Galagama, dans la province du Sabaragamuwa, dans lequel un centre sera ouvert en février 2009. Ce projet, baptisé "Projet Sri Lanka", est mené en collaboration avec l'université britannique de Durham. "Les universités peuvent jouer un rôle important dans le développement des communautés au Sri Lanka. Les étudiants aussi bien que les équipes éducatives représentent une aide précieuse", indique Joy Palmer-Cooper, professeur à Durham, et membre du programme.
Stimuler le dynamisme des régions
Les centres vont ainsi assurer des échanges de connaissances en instaurant un programme d'enseignement assuré par des professeurs et étudiants de l'université britannique. Les domaines abordés seront divers : nouvelles technologies, environnement, entreprenariat, ou encore élaboration de programmes sociaux. "Notre objectif est de résoudre des problèmes comme le manque d'informations, le peu de connaissances informatiques ou les insuffisances d'infrastructures technologiques", commente Joy Palmer-Cooper. "Ce, afin de permettre aux régions isolées d'améliorer leurs capacités à développer des nouvelles sources de revenus, et à créer tout une nouvelle dynamique sur place". Les centres comprendront ainsi des salles de cours, une bibliothèque ainsi qu'une salle informatique avec accès à Internet. "Le but est aussi de poser les bases des infrastructures nécessaires à une vraie accessibilité technologique".
Quand mondialisation signifie échange de connaissances
Notons que "Projet Sri Lanka" s'inscrit dans un programme démarré en 2006, suite au Tsunami qui a touché l'Asie. A cette occasion, l'Université de Durham avait lancé le "Projet Thaïlande", puis a décidé de l'adapter aux autres pays de la région. "Alors que la mondialisation peut avoir un impact négatif sur les communautés mondiales les plus pauvres, nous avons voulu démontrer l'importance de créer un lien entre les communautés locales et les efforts internationaux qui peuvent avoir une influence positive", assure Vinya Ariyaratne, membre du projet. "En particulier lorsqu'il s'agit d'échanges de connaissances". Il rappelle ainsi que l'initiative ne se contente pas d'apporter des ressources physiques, mais qu'elle mise avant tout sur la formation des populations locales aux technologies de communication.

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