Les centres de recherche d'AltaVista, Compaq et IBM définissent une

Par 24 mai 2000
Mots-clés : Smart city, Europe

nouvelle vision de l'évolution du web. Ayant achevé la représentation graphique de la première carte topographique complète du web mondial, les scientifiques des centres de recherche IBM, Compaq e...

nouvelle vision de l'évolution du web.
Ayant achevé la représentation graphique de la première carte
topographique complète du web mondial, les scientifiques des centres de
recherche IBM, Compaq et AlktaVista ont découvert l'existence de division
entre différentes zones d'Internet pouvant rendre la navigation sur le web
difficile, voire impraticable.
La recherche effectuée sur l'analyse de plus de 200 millions de pages web
prouve que le web mondial est divisé en quatre grandes zones, chacune
comprenant approximativement le même nombre de pages, soit environ 50
millions. On a aussi constaté qu'un grand nombre de sites web étaient
inaccessibles par le biais des liens hypertextes. Or, ces liens sont ce
qu'un internaute utilise le plus au cours de ses navigations sur le web.
Au fur et à mesure des recherches, la représentation du web s'est profilée
en forme de "noeud papillon" : 90 % du web environ se divisent en quatre
grandes zones, les 10 % restants se trouvant totalement déconnectés de ce
noeud papillon.
Constitué du noyau ultra connecté, le noeud contient a peu près un tiers
de l'ensemble des sites web. Les internautes peuvent aisément naviguer
entre ces sites, via les liens hypertextes. Ce noyau compact constitue le
coeur du réseau Internet.
Représentant environ un quart du réseau, la partie gauche du "noeud
papillon" contient les pages de "création". Ces pages d'origine permettent
l'accès au coeur du web, mais pas l'inverse, en effet aucun lien
hypertexte ne permet de revenir sur ses pas.
La partie droite du "noeud papillon" représente environ un cinquième du
web. Les pages de "destination" sont accessibles depuis le noyau ultra
connecté, mais aucun retour vers le noyau n'est possible.
Représentant environ un cinquième du web, la quatrième et dernière zone
contient des pages "déconnectées". Elles sont accessibles et donnent accès
aux pages d'origine et de fin, mais ne donnent pas accès au noyau ultra
connecté.
Grâce à la théorie du "noeud papillon" et à sa nouvelle explication de la
structure du réseau mondial, les chercheurs et les milieux d'affaires
pourront concevoir des stratégies de navigation sur le web plus efficaces,
augmenter le potentiel de l'e-commerce, analyser l'évolution des
algorithmes utilisant les données de liaison, anticiper et mettre à profit
l'évolution permanente de l'Internet, et créer des modèles mathématiques
pour le web.
Les premiers résultats de cette étude ont été présentés lors de la 9è
conférence internationale du web mondial qui s'est tenue à Amsterdam du 15
au 19 mai.
(Christine Weissrock - Atelier BNP Paribas - 25/05/2000)

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