Changement de stratégie pour Ericsson.

Par 29 avril 1999
Mots-clés : Digital Working, Europe

Sven-Christer Nilsson, son PDG, reconnaît lui même que la durée de vie, plus courte que prévu, de ses téléphones cellulaires, explique les mauvais résultats du groupe, qualifiés "d'inacceptables". E...

Sven-Christer Nilsson, son PDG, reconnaît lui même que la durée de vie,
plus courte que prévu, de ses téléphones cellulaires, explique les mauvais
résultats du groupe, qualifiés "d'inacceptables". Ericsson a donc décidé
de réagir pour être en mesure de réduire ses cycles de développement et de
production de nouveaux modèles.
Du reste, le nouveau T18 vient de sortir cette semaine et deux autres
plates-formes seront commercialisées d'ici à la fin de l'année (le T28 au
cours de l'été, le R380 à l'automne).
Mais les erreurs de marketing ont également fait perdre du terrain à
Ericsson. Misant en particulier sur un positionnement haut de gamme, le
groupe a snobé les packs. Le directeur général adjoint d'Ericsson France,
Gilles Pichon, explique "nous avons, à tort, considéré en 1996 que ce
phénomène serait limité dans le temps et réservé aux pays en retard.
Aujourd'hui, nous sommes contraints de reconnaître que notre analyse
n'était pas totalement fondée".
L'an dernier, plus de 8 téléphones mobiles sur 10 vendus en France l'ont
été par ce biais. Ce phénomène non seulement perdure, mais s'étend dans
tous les pays. Alcatel, Nokia ou Sagem, ayant joué à fond sur l'effet
pack, en ont profité pour prendre des parts de marché. Ericsson a vu,
pendant ce temps, sa position se dégrader rapidement.
Alors que le groupe contrôlait en 1996 entre 20 et 22 % du marché
français, il a chuté à 17 % en 1997 et à 10 % en 1998. A l'international,
Ericsson est passé de plus de 20 % en 1997 à 16,7 % en 1998 (source
Dataquest).
Gilles Pichon déclare "notre objectif est de remonter aux alentours de 15
à 17 % sur la seconde moitié de l'année 1999".
Dès ce trimestre, Ericsson est disposé à fournir les packs pour réussir ce
redressement. Un succès sur le marché des terminaux est crucial pour le
groupe. Même si cette activité ne représente que moins d'un quart du
chiffre d'affaires total, le téléphone mobile est devenu un vecteur
d'image fondamental.
(Les Echos - 30/04/1999)

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