Les chefs d’entreprises continuent à investir dans le commerce

Par 17 octobre 2001

électronique. Selon l’étude intitulée « eEurope, l’inattendu au rendez-vous » que vient de publier Accenture, réalisée en juin et juillet 2001 auprès de dirigeants opérant dans 25 pays, dont 21 e...

électronique.
Selon l’étude intitulée « eEurope, l’inattendu au rendez-vous » que vient
de publier Accenture, réalisée en juin et juillet 2001 auprès de
dirigeants opérant dans 25 pays, dont 21 en Europe, la plupart des
dirigeants interrogés déclarent avoir intégré le commerce électronique
dans l’ensemble des principaux aspects de leur activité. 60 % d’entre eux
ont l’intention d’augmenter de 15 % en moyenne leurs investissements dans
ce domaine au cours des 12 prochains mois. 50 % sont conscients des
opportunités que pourrait offrir le commerce mobile d’ici trois ans.
Le nombre de dirigeants interrogés, qualifiant de « succès » leurs
initiatives sur l’Internet marchand est passé de 34 % à 51 % en un an.
Malgré la tempête boursière, 77 % des cadres dirigeants du commerce
électronique ont maintenu leurs investissements et 83 % s’attendent même à
connaître au cours des trois prochaines années des bouleversements plus
importants que lors des trois années précédentes.
Toutefois, les évènements des 18 derniers mois n’ont pas été sans
conséquences. Près de la moitié des personnes interrogées ont en effet
modifié leurs projets de commerce électronique. Les trois quarts
reconnaissent avoir fait parfois fausse route et s’aperçoivent qu’il leur
faudra plus de temps que prévu pour arriver à leurs fins.
48 % seulement des dirigeants européens estiment cette année que le
commerce électronique leur donne les moyens de transformer leur activité,
contre 72 % l’an passé. 54 % recherchent une arme concurrentielle dans le
commerce électronique, contre 73 % lors de la précédente étude
d’Accenture.
71 % des sondés pensent que le commerce électronique BtoB met en péril
l’originalité de leurs produits et services. La menace ne semble pas venir
toutefois des start-ups. Pour un grand nombre de dirigeants, le commerce
électronique offre aux acteurs traditionnels la possibilité d’approfondir
leur relation client et de renforcer leur capital marque en rationalisant
leurs opérations, autant de facteurs défavorables aux nouveaux entrants
puisqu’ils augmentent le ticket d’entrée..
Pour 69 % des entreprises interrogées, le commerce électronique décuple
les retombées positives pour les meilleures entreprises, creusant ainsi le
fossé entre les premiers et les derniers.
Interrogés sur la priorité de leur stratégie de commerce électronique, 57
% des cadres supérieurs préfèrent se concentrer sur le renforcement de
leur relation client. La majorité des chefs d’entreprise se tournent vers
l’adaptation de services aux besoins du client, afin de générer de
nouveaux revenus. 74 % des 61 % de sondés prévoyant une progression de
leur chiffre d’affaires généré par les services, pensent qu’il s’agira de
services personnalisés.
82 % des entreprises accorderont une plus grande place à l’innovation, 69
% pensent adopter des structures organisationnelles plus flexibles et 70 %
favoriseront l’entrepreneuriat.
70 des sondés s’estiment mieux armés, grâce au commerce électronique, pour
collaborer ou sceller des alliances avec d’autres entreprises. Le commerce
électronique, en réduisant les coûts de collaboration et en développant
des liens entre entreprises, permet d’exploiter plus rapidement les
nouvelles opportunités.
83 % des dirigeants interrogés estiment que les nouvelles formes de
commerce électronique (terminaux sans fil, télévision, voix, commerce
invisible) constitueront dans les 3 ans à venir un vecteur de changement
plus grand que les formes traditionnelles.
Selon l’enquête, 49 % feront appel d’ici trois ans aux terminaux sans fil,
soit près de trois fois plus qu’aujourd’hui. 25 %, contre 3 % à ce jour,
utiliseront les applications télévisuelles exploitant le potentiel
interactif de la télévision numérique. 24 %, soit près de cinq fois plus
qu’à l’heure actuelle, auront recours aux services vocaux, recouvrant les
applications de reconnaissance et de synthèse vocale et d’identification
du locuteur. Enfin, 16 %, soit cinq fois plus qu’aujourd’hui, tireront
parti des potentialités du commerce invisible, s’appuyant sur des
microprocesseurs et étiquettes électroniques minuscules et bon marché pour
automatiser le suivi et le contrôle de la quasi totalité des produits et
des consommables.
20 % seulement des entreprises voulant se lancer dans le u-commerce d’ici
trois ans, envisagent de le faire l’an prochain, contre 29 % l’année
suivante et 51 % dans trois ans.
En quatre ans, l’Europe a comblé son retard sur les Etats-Unis qu’elle
devance toujours dans le domaine du commerce mobile. Par ailleurs, elle a
conservé son avance sur le Japon dans le secteur du commerce électronique
traditionnelle. L’économie européenne est devenue peu à peu plus
compétitive.
Toutefois, si la majorité des dirigeants pensent que l’Europe prendra le
leadership du commerce mobile d’ici trois ans, ils estiment que les
Etats-Unis seront numéro un dans tous les autres secteurs : commerce
électronique traditionnel, applications télévisuelles, services vocaux et
commerce invisible.
L’enquête d’Accenture révèle que les entreprises qui réussissent ont en
commun trois caractéristiques : la réactivité, l’ouverture d’esprit et le
droit à l’erreur.
L’étude conclut que le défi pour les entreprises consistera à bien cerner
toutes ces technologies ainsi que l’impact qu’elles auront sur le marché.
Par ailleurs, elles devront poursuivre une politique, sélective,
d’innovation en misant sur des solutions avant-gardistes du u-commerce ou
en unissant leurs forces avec des concurrents de longue date.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 18/10/2001)

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