Des chercheurs élaborent de nouveaux matériaux pour l’informatique de demain

Par 11 août 2011
Mots-clés : Smart city, Europe
des chercheurs ont mis au point un nouveau matériau pour l'informatique de demai

L’Université de Nottingham a réussi à utiliser des nanotubes de carbone comme catalyseurs. Ils ainsi ont obtenu des molécules aux propriétés singulières, qui pourraient avoir un impact sur les composants électroniques de demain.

Des chercheurs de l’Université de Nottingham, en partenariat avec l’Université d’Ulm en Allemagne, sont parvenus à fabriquer de nouvelles molécules qui pourraient ouvrir la voie vers une nouvelle génération d’ordinateurs et de périphériques de stockage plus rapides, plus petits et plus puissants. La miniaturisation des composants actuels est extrêmement complexe. De nombreux laboratoires de recherche se tournent donc vers de nouveaux matériaux pour tenter d’apporter des réponses à cette problématique. 

Des réacteurs chimiques miniatures

Les chercheurs de Nottingham, eux, ont découvert que les nanotubes de carbone, structures tubulaires 80 000 fois plus fines qu’un cheveu, peuvent être utilisés comme des réacteurs chimiques miniatures. Pour cela, ils ont introduit à la fois des atomes libres de carbone et des atomes de soufre au sein de ces nanotubes. La combinaison de ces deux composants a engendré la formation d’un nouveau type de matériau : un nanoruban de graphène, sorte de bande de carbone, dont les bords sont décorés d’atomes de soufre. 

 

Naissance d’une molécule singulière



Comme le souligne le docteur Andrei Khlobystov, spécialiste en chimie et directeur du programme de recherche, «ces nanorubans sulfurés constituent un trésor de propriétés physiques intéressantes. Leurs applications dans le domaine de l’informatique sont bien plus nombreuses que dans le cas du simple graphène». Ces nanorubans, loin d’être des structures «plates et linéaires», se tordent de manière hélicoïdale, et évoluent dans le temps. Une première. Selon la manière dont s’enroule ce ruban, les propriétés physiques, comme la conductivité électrique, changent. Les chercheurs envisagent d’ores et déjà de nombreux usages pour ces molécules bien particulières : nano-transistors, nano-interrupteurs. Leur élaboration demeure néanmoins encore extrêmement complexe. 

 

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