Des chercheurs s'impliquent pour simplifier l'électronique automobile

Par 04 septembre 2007
Mots-clés : Smart city

Véritable casse-tête, les logiciels embarqués qui président au contrôle des fonctions d'une voiture sont légions. Des chercheurs allemands souhaitent remodeler cette partie logicielle pour mieux fiabiliser l'électronique automobile...

Véritable casse-tête, les logiciels embarqués qui président au contrôle des fonctions d'une voiture sont légions. Des chercheurs allemands souhaitent remodeler cette partie logicielle pour mieux fiabiliser l'électronique automobile. 
 
Structurer toute la partie logicielle d'une automobile, centre névralgique de nos véhicules modernes, est un défi auquel souhaite s'essayer les chercheurs de l'institut Fraunhofer pour les logiciels et l'ingénierie des systèmes (ISST). A l'heure actuelle, on compte la présence d'un logiciel distinct pour chaque fonction contrôlée électroniquement dans une voiture. Au final, un véritable fouillis de composants et d'applications assure le bon fonctionnement des systèmes ABS, d'injection, d'airbags etc. En remodelant cette partie logicielle, les chercheurs allemands souhaitent rendre la voiture de demain plus fiable et plus sûre.
 
Standardiser l'électronique embarquée
 
Partis du constat que, selon leurs estimations, le nombre d'applications logicielles contenues dans nos véhicules allait triplé, ils ont ainsi pris l'initiative de se joindre au projet AUTOSAR (Automotive Open System Architecture). L'objectif affiché est de réduire le plus possible les logiciels embarqués et par la même occasion, d'en faciliter la gestion. "A terme, AUTOSAR devrait apporter aux intégrateurs de logiciels de l'industrie automobile des méthodes dont les développeurs d'autres secteurs bénéficient depuis déjà plusieurs décennies à l'image des librairies de développement standardisées", a indiqué Markus Hardt, responsable à l'ISST.
 
Tester avant application
 
Pour pouvoir être réellement appliqué au développement des voitures à venir, le futur système logiciel conjointement mis au point par les chercheurs et leurs partenaires devra être testé. Dans ce cadre, Markus Hardt et ses collègues développent actuellement une plate-forme virtuelle permettant de simuler le mode opérationnel de l'AUTOSAR, le aXBench. Celle-ci devrait permettre d'évaluer le fonctionnement des unités de contrôle, la transmission des données et éventuellement des éléments au plus près de la réalité tels que les temps de réponse des parties logicielles et hardware. Cette initiative intervient alors que l'Institute for industrial engineering IAO, également membre du réseau Fraunhofer, planche sur ce même type de simulations.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 04/09/2007)

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