Chez le robot, l'oeil rend l'ouïe plus précise

Par 09 novembre 2009
Mots-clés : Smart city

Pour identifier la source d'un son dans l'espace, le projet de recherche Perception-on-Purpose combine les sens visuel et auditif d'un robot. Le but : le rendre plus adaptable à un environnement changeant.

Afin d'interagir avec l'homme de manière indépendante, les robots doivent encore faire des  progrès au niveau sensoriel. Dans ce but, les chercheurs du projet POP* combinent les perceptions auditives et visuelles de la machine. Ils visent ainsi à le rendre capable de localiser le son dans l'espace en 3D. "Il n'est pas facile de localiser dix sources de son  différentes, provenant de dix directions différentes, explique Radu Horaud, coordinateur du projet POP. Il n'est pas plus simple d'en sélectionner la plus importante". Car il existe toujours un bruit de fond, comme une conversation dans la pièce voisine. C'est pour cette raison que les chercheurs ont décidé d’intégrer informations sonores et visuelles.
Déterminer la provenance du son
Les images visionnées permettent au robot de localiser tel ou tel bruit et d’en déterminer l'importance. "Une fois que le robot a remarqué le visage d’une personne en train de parler, il peut plus facilement se concentrer sur le son qui en provient et ignorer les autres", poursuit le responsable du projet. Ainsi, l'équipe a mis au point un robot baptisé Popeye qui intègre deux microphones, et deux caméras lui permettant de contrôler son environnement acoustique. "Notre idée est de créer un système cognitif axé sur la reconnaissance visuelle, raconte Radu Horaud. Grâce à notre algorithme, le robot est capable d'identifier le locuteur avec un degré de fiabilité satisfaisant ".
Comprendre l'environnement
A long terme, cette aptitude permettra aux machines d'apprendre le fonctionnement de leur environnement, selon le chercheur. Elles pourront notamment prédire une action en fonction du comportement de l'objet. Ou encore, elles seront capables de déduire des informations abstraites à partir d’observations physiques. Une initiative qui n’est pas sans précédent : ETRI a déjà travaillé sur un robot animal capable d'interagir avec les êtres humains. Pour ce faire, il reproduit quatre des cinq sens : vision, ouïe, olfaction ainsi que le sens tactile.
* Perception-on-Purpose (perception avec un but donné)

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