Les chimistes européens sont en retard par rapport à leurs concurrents américains.

Par 29 mars 1999

Selon une étude réalisée par le cabinet Cap Gemini à partir d'une enquête effectuée auprès de 52 sociétés chimiques européennes et 30 américaines, le commerce électronique est bel et bien un moyen...

Selon une étude réalisée par le cabinet Cap Gemini à partir d'une enquête
effectuée auprès de 52 sociétés chimiques européennes et 30 américaines,
le commerce électronique est bel et bien un moyen de faire plus d'affaires
pour les industriels américains de la chimie, alors qu'il n'est pas encore
entrer dans les moeurs des industriels européens.
En Europe, 16 % des directeurs des systèmes d'information des entreprises
avouent ne pas être familiers avec le terme "commerce électronique".
Spécialiste de la "gestion des connaissances" chez Cap Gemini, Denis
Garcia explique "il y a une forte différence de maturité entre Américains
et Européens dans la perception des enjeux. Les premiers s'attendent
clairement à bénéficier du commerce électronique, même s'ils ont du mal à
calculer le retour sur investissements. Les seconds se disent : si on
fait quelque chose, c'est bien, mais on ne s'attend pas à ce que cela
rapporte".
15 % des chimistes européens ne voient aucun intérêt à disposer d'un site
web, contre 0 % de leurs homologues américains. Plus de 65 % des chimistes
américains espèrent gagner des parts de marché grâce aux nouvelles
technologies de l'information, contre 25 % des Européens qui y voient
plutôt un moyen de rapprochement avec leurs clients ou leurs fournisseurs.
80 % des Européens sont incapables de chiffrer les budgets prévisionnels
d'investissement à cinq ans. Plus de 40 % des Américains, en revanche,
vont dépenser des sommes supérieures à 6 millions de dollars. Seuls
quelques grands groupes européens s'apprêtent à investir plus de 50
millions de dollars. "Aux Etats-Unis, la mise en place des réseaux
(Intranet ou Extranet) dans les entreprises a suivi celle des progiciels
de type SAP. En Europe, nous n'en sommes encore qu'à la diffusion de ces
progiciels. Les Américains ont franchi le pas de la gestion tout
électronique de l'entreprise, contrairement aux Européens".
(Les Echos - 30/03/1999)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas