Chine : les start-up occidentales gagneraient à viser les entreprises

Par 30 avril 2010
Mots-clés : Smart city, Asie-Pacifique

Les multinationales occidentales qui s'implantent en Chine privilégient le marché du grand public. Mais elles sont également demandeuses de services informatiques, que des jeunes pousses pourraient leur proposer.

Alors que l'exposition universelle de Shanghai s'ouvre pour une durée de six mois, en faisant la part belle aux innovations technologiques, la place des start-ups françaises dans le secteur high-tech demeure limitée en Chine. Les entreprises occidentales voient surtout dans le marché de l'empire du Milieu des opportunités vis-à-vis du grand public. Rares sont celles qui se lancent dans les infrastructures informatiques, l'hébergement ou le design de plate-forme web, à destination des professionnels. "La plupart s'inscrivent dans une logique B to C, business to consumer", confirme à L'Atelier Thierry Louail, président de Aiqi - une start-up française justement spécialisée dans les nouvelles technologies, qui s'est implantée à Shanghai.
Les groupes occidentaux recherchent des prestataires IT
Plusieurs groupes occidentaux ont investi ce marché en y développant des filiales - suivant l'exemple d'entreprises Alibaba ou Taobao - qui profitent de la manne financière que représente le public chinois. "Ces groupes recherchent des services IT appropriés à leurs besoins, c'est-à-dire des services sur mesure". Les grands opérateurs Internet chinois, qui tiennent le marché, ne proposent en effet pas de service de qualité à la demande. Et les petites entreprises locales peinent encore à convaincre les compagnies occidentales, en raison des différences structurelles qui les séparent. "Pour l'externalisation, les groupes occidentaux recherchent avant tout des prestataires qui partagent leurs méthodes d'organisation", explique le responsable.
Un contexte favorable
"Ils ont besoin de considérer ce prestataire comme un acteur interne à leur structure professionnelle", ajoute-t-il. Pour cette raison, les jeunes pousses occidentales spécialisées dans la création de sites Internet, d'infrastructures informatiques ou de services à la demande gagneraient à profiter de ce contexte favorable. À l'instar du spécialiste de la mesure de performances ip-label.newtest, partenaire de L'Atelier en Asie. Cependant attention : "Il ne faut pas franchir trop vite les étapes", nuance Thierry Louail. "Il est en effet essentiel de prendre le temps d'analyser le marché chinois, et ses spécificités", conclut-il.

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