Cinq piliers pour assurer la résilience du réseau

Par 29 avril 2010
Mots-clés : Digital Working

Pour arriver à faire entrer les états-membres dans l'ère numérique, la recherche européenne doit adapter les infrastructures informatiques au sans-fil, aux capteurs, au temps réel et à l'informatique dans les nuages.

Aller vers une société numérique est un but de nombre d'organisations gouvernementales. Mais pour y parvenir, il faut vérifier quelques prérequis techniques. En particulier, s'assurer de la résilience totale des réseaux de communication. Sachant que par résilience, on entend la capacité à fonctionner même en cas de panne. L'agence European Network and Information Security Agency (ENISA) a identifié cinq zones de recherche prioritaires pour obtenir ce résultat : les services informatiques déportés (Cloud Computing), la détection d'anomalies et le diagnostique entemps réel des composants des réseaux, les réseaux sans-fil, les réseaux de capteurs et l'intégrité de la chaîne logistique. Dans le domaine de l'informatique dans les nuages, l'ENISA estime qu'il faut repenser toute la chaîne de confiance.
Une harmonisation souhaitable
Un des points principaux est évidemment la manière dont il faut protéger les données. La recherche portera donc sur l'identification des manques en la matière, puis des moyens de les combler. L'agence estime qu'une harmonisation de toutes les réglementations en matière de sécurisation des données et des informations liées à la vie privée des utilisateurs serait un grand pas. Mais avant cela, elle propose de déterminer les meilleurs pratiques dans le domaine, afin de déterminer celles les plus à même de traiter les incidents. Pour les réseaux sans-fil, le constat est le même. Les systèmes chargés d'assurer la qualité de service (QoS) pour les réseaux filaires ne sont pas transposables tels quels dans les réseaux aériens.
L'arrivée des capteurs
Il faut donc dénicher ce qui concourt à la persistance de ces réseaux et à leur sécurité. Dans le domaine des capteurs, il s'agit de s'assurer de leur convergence avec l'Internet classique. En bref, faire en sorte que l'infrastructure qui sous-tend ce dernier soit capable d'accepter des milliards de capteurs. D'autant que ces derniers ont comme caractéristique des capacités très limitées de traitement, d'alimentation énergétique de communication et de stockage de données. Cela demande aussi de travailler sur les outils de détection d'anomalies (RTDDS pour Real Time Detection and Diagnonis systems) Enfin, en ce qui concerne la chaîne logistique, les chercheurs font remarquer que la dépendance du monde aux composants électroniques nécessite de vérifier que le lien entre lieux de fabrication et lieux d'utilisation soit particulièrement fort.

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