La circulation de ses données sur mobile effraie moins

Par 27 juillet 2010

Les consommateurs américains, rompus aux appareils portables, montrent moins d'appréhension qu'auparavant sur les sujets de la sécurité et de la préservation de leurs données sur ces supports.

L'usage quotidien et croissant d'appareils portables (ordinateurs, téléphones…) rend les consommateurs moins inquiets sur la question de la sécurité et de la préservation de données confidentielles. Tout du moins aux Etats-Unis. Dans son étude "Consumers and Convergence", KPMG constate ainsi une baisse - relative - du nombre d'utilisateurs préoccupés par la confidentialité de leurs informations - un peu moins de la moitié contre près de 60 %.  De même pour la sécurité : ils sont désormais près de 55 % à s'estimer toujours soucieux, contre 10 % de plus l'année d'avant. "Cette baisse est liée à une meilleure connaissance et compréhension du système informatique, des appareils mobiles et de leur contenu", explique Gary Matuszak, directeur de KPMG. Et d'ajouter, "les consommateurs savent davantage comment utiliser la technologie et la pluralité des services disponibles".
Des consommateurs plus confiants
La convergence des services, et l'utilisation de services hébergés comme la messagerie de Google ou Picasa encouragent aussi à la confiance. Conséquence de cette familiarisation : un changement d'attitude quant aux services proposés. Notamment au niveau de la banque et des transactions mobiles. Le nombre de personnes s'estimant peu confiante a diminué de plus de 10 %, pour parvenir à 55 %. Un résultat qui reste encore mitigé mais qui, selon le cabinet, marque une progression. Il en est de même au niveau du suivi de ses informations personnelles : la moitié des consommateurs a ainsi déclaré être disposée à autoriser la collecte de ses données en ligne (mobile et ordinateur), si cela engendre une réduction des coûts d'utilisation. Contre un tiers l'année précédente.
Les Américains prêts à payer pour du contenu ?
Une acceptation qui illustre celle de l'acceptation de la présence récurrente de publicités pour accéder à des services, gratuitement ou à moindre prix. Et la volonté de visualiser des réclames pertinentes. Mais pas sur n'importe quel support. La moitié des Américains interrogés accepte des publicités sur son ordinateur, contre seul un tiers sur son mobile. Dans le cas de données personnelles médicales, les attitudes sont similaires. Un quart des consommateurs ne voit pas d'inconvénient au transfert de leurs données personnelles sur des technologies mobiles dans les années à venir, contre 10 % que cela dérangerait. Enfin, l'accès gratuit à des données contre de la publicité n'empêche pas la montée progressive des services payants : un quart des répondants aux Etats-Unis affirme ainsi être prêt à débourser pour profiter de telles solutions. Un pourcentage inférieur à la moyenne mondiale : ils sont plus de 40 % à l'échelle internationale, principalement en Chine, en Irlande, au Canada et en Allemagne.

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