Cisco passe du nuage au brouillard pour accélérer l’innovation dans l’Internet des Objets

Par 03 février 2014
Cisco déploie son brouillard

Alors que l’Internet des Objets poursuit son essor et génère près de 2,5 exabytes par jour, Cisco met au point un nouveau réseau permettant de stocker et partager le flux de données croissant émises par les appareils connectés.

L’Internet des objets continue d’alimenter l’engouement des leaders de la haute technologie aux Etats-Unis, moins d’un mois après le CES qui avait consacré ce secteur avec une floraison de produits connectés mis à l’honneur, ce marché continue d’écrire son futur. Les rapports se multiplient ces derniers jours citant les divers relais de croissance que représente ce secteur émergeant et pointant également les nombreuses barrières à son développement que les acteurs engagés doivent chercher à abattre. L’un des défis majeurs des développeurs connectées est d’assurer un stockage et partage de données en temps réel pour assurer un usage sans frictions aux utilisateurs tout en maintenant un niveau de sécurisation maximal.  Alors que le volume d’objets connectés dans le monde  pourrait atteindre le cap 50 milliards d’ici à 2020, Cisco propose une plateforme « fog » permettant d’intégrer les données récoltées sans alourdir la performance du réseau.

Une plateforme fog pour les objets connectés

Selon Guido Jouret, vice président du département IoT de Cisco «  D’ici 7 ans plus de la moitié du traffic en ligne proviendra d’objets connectés », ce changement d’échelle sans mise à jour des serveurs ou du mode même de stockage risque d’alourdir la performance et réactivité des services, alors que l’Internet des Objets s’étend à des secteurs à risques comme la santé ou la sécurité à domicile, une transition technologique s’impose. Cisco a ainsi dévoilé une nouvelle solution de stockage à destination de l’Internet des objets, en intégrant les données aux extrémités du réseau l’entreprise passe du cloud au « fog computing ». Le fog se distingue du cloud de trois manières, sa proximité renforcée de l’utilisateur final, une distribution géographique plus dense ainsi qu’un support de mobilité intégré. Baptisée IOx, cette nouvelle plateforme fonctionne en informatique distribuée-soit la distribution d’un traitement sur plusieurs microprocesseurs- et présente deux avantages, d’une part elle permet de stocker un volume de données plus important et plus rapidement, d’autre part ces données une fois stockées peuvent être contextualisées et garder une trace notamment de leur location d’origine.

Des bénéfices transversaux

L’Internet des Objets pourrait représenter un marché mondial de près de 20 trillions de dollars dans les années à venir et près de 4,6 trillions dans le secteur public uniquement. Les bénéfices d’une gestion fog des données de ce secteur sont multiples, l’utilisation d’informations en temps réel et contextualisées permet de mettre au point des feux de signalisation passant au vert automatiquement lorsqu’une ambulance à l’approche est détectée ou encore des trains envoyant automatiquement des alertes aux opérateurs en cas de besoin de maintenance urgent.  En somme les données pourront être mobilisées de manière quasi instantanée, offrant une puissance de réseau existant déjà pour les objets connectés reliés à un téléphone par Wifi ou Bluetooth mais à échelle industrielle. Cisco avec cette nouvelle plateforme souhaite ainsi s’imposer comme l’acteur incontournable de l’Internet des Objets, l’entreprise avait déjà dans cette même logique acquis JouleX spécialisée dans la gestion énergétique intelligente et a créé son département dédié en octobre dernier.

 

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