Claude Allègre dévoile son plan "nouvelles technologies". D'ici à l'an

Par 18 novembre 1997
Mots-clés : Europe

2000, chaque élève, de la maternelle à l'université, devra pouvoir accéder au multimédia et à Internet. Ce plan ambitieux, financé pour partie à hauteur de "plus d'1 milliard de francs par an" par l...

2000, chaque élève, de la maternelle à l'université, devra pouvoir accéder
au multimédia et à Internet. Ce plan ambitieux, financé pour partie à
hauteur de "plus d'1 milliard de francs par an" par l'Etat, coûtera au
total 15 milliards de F environ sur trois ans à la collectivité. Pour ne
pas renouveler les erreurs du passé, Claude Allègre entend former et
sensibiliser les enseignants, équiper les établissements, aider au
développement d'une industrie multimédia éducative. Les nouvelles
technologies vont devoir être "partie intégrante" de la démarche
pédagogique et non un but en soi "le pari n'est pas automatiquement gagné
à l'avance, car ce n'est pas un problème de branchement ni de tuyau". Pour
former les enseignants, les Instituts universitaires de formation des
maîtres (IUFM) ont été équipés "en urgence". Une centaine de postes ont
ainsi été dégagés pour y enseigner les nouvelles technologies et recycler
les professeurs déjà en poste.
1 000 Ater (attachés de recherche) vont les épauler. Compte tenu de
l'évolution ultrapide des matériels, les collectivités territoriales sont
invitées à "privilégier la location". Elles seront aidées par un fonds de
soutien créé par l'Etat qui s'engage à compenser les inégalités sur le
terrain. France Télécom fera bénéficier l'Education nationale d'un "tarif
exceptionnellement bas, trois fois inférieur au tarif public". Ainsi, 10
micro-ordinateurs connectés 10 heures par jour coûteront 5 800 F par an
"soit 40 F par élève et par an". De plus, mis en place à la direction de
la technologie du ministère, un guichet unique concentrera les
investissements destinés aux projets de produits multimédias éducatifs.
Une société de capital-risque encouragera la création de PME-PMI. L'Anvar
pilotera les appels à candidatures. Les enseignants eux-mêmes sont invités
à se lancer dans la création d'entreprises. Par ailleurs, un groupe de
travail réunissant des industriels du multimédia et des spécialistes de
l'Education nationale devra proposer, avant trois mois, des solutions de
raccordement par satellite des écoles à des réseaux à haut débit.
L'Education nationale entendant jouer les chefs d'orchestre sur son
réseau Educnet, les recteurs vont devoir bâtir un plan de développement
des nouvelles technologies à l'échelle de leur académie et coordonner
l'action des différents partenaires. Un "correspondant" nouvelles
technologies devra être désigné, d'ici à mars prochain, dans chaque
établissement.
(Les Echos - La Tribune - Le Figaro - Libération - 18/11/1997)

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