Quand les clics frauduleux sont blanchis

Par 27 mai 2010 4 commentaires
Mots-clés : Smart city

Pour donner un aspect légitime à des clics qui ne le sont pas, les fraudeurs dissimulent l'origine de ces derniers en utilisant des programmes malicieux, alerte Microsoft.

Microsoft met en garde contre une technique de fraude au clic* qui consiste à donner un aspect légitime à des clics frauduleux. Une stratégie que l'éditeur baptise de "blanchiment de clics". "Il y a blanchiment lorsque l'on donne à des clics illicites une origine légitime, afin de générer davantage de revenus publicitaires", explique à L'Atelier Richard Boscovich, spécialiste des crimes numériques chez Microsoft. "Il s'agit d'une forme hautement sophistiquée de fraude au clic", ajoute-t-il. Au travers de différents moyens, comme les programmes malicieux, les fraudeurs trompent des internautes en leur faisant visiter des sites où ils cliquent sans le savoir sur des publicités.
Dissimuler l'origine des clics
La technique ensuite utilisée est connue sous le nom de "stationnement de noms de domaine" (domain parking), et consiste à rediriger des noms de domaines inutilisés vers des pages de liens publicitaires. Les "blanchisseurs de clics", comme les baptise Microsoft, peuvent ainsi dissimuler l'origine des clics. "Cette forme de fraude est sophistiquée puisque le fraudeur doit prendre le plein contrôle d'un serveur pour mener à bien son activité illicite", souligne le spécialiste. L'analogie avec le blanchiment d'argent étant justifiée par ce tour de passe-passe qui donne à une activité frauduleuse une apparence de légalité. Microsoft met en place des équipes spécialisées dont le rôle est de détecter ces pratiques illégales, en identifiant les anomalies qui apparaissent dans l'analyse de l'activité des clics.
Microsoft entend rassurer les annonceurs
C'est en effet le seul moyen de lutter contre cette fraude, pour le moment, selon Microsoft. Rester vigilant et s'assurer qu'il n'y ait pas de pics soudains inexpliqués dans le nombre de clics enregistrés. A souligner qu'en mettant au jour cette forme de fraude, l'éditeur entend rassurer les annonceurs, et les amener à utiliser sa plate-forme en ligne baptisée "adCenter". A noter : entre janvier et avril 2009, Microsoft a identifié des irrégularités frappantes dans le trafic de clics sur cette plate-forme. Sur le site RedOrbit.com - que l'entreprise poursuit en justice - le nombre moyen de clics est ainsi passé de 75 à plus de 10 000 par jour.
*technique qui vise à générer des clics sur les bannières publicitaires de son site pour en augmenter les revenus.

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4 Commentaires

C'est en effet le seul moyen de lutter contre cette fraude, pour le moment, selon Microsoft.

Soumis par ed hardy bekleidung (non vérifié) - le 16 juillet 2010 à 04h02

C'est en effet le seul moyen de lutter contre cette fraude, pour le moment, selon Microsoft.

Soumis par louis vuitton (non vérifié) - le 16 août 2010 à 04h05

Au travers de différents moyens, comme les programmes malicieux, les fraudeurs trompent des internautes en leur faisant visiter des sites où ils cliquent sans le savoir sur des publicités.

Soumis par gucci (non vérifié) - le 16 août 2010 à 04h07

Microsoft met en place des équipes spécialisées dont le rôle est de détecter ces pratiques illégales, en identifiant les anomalies qui apparaissent dans l'analyse de l'activité des clics.

Soumis par cheap louis vuitton (non vérifié) - le 16 août 2010 à 04h07

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