Le client léger est-il trop vert ?

Par 11 mars 2008
Mots-clés : Smart city, Europe

Le "Green IT" remet la question du déploiement d'architectures client léger à l'ordre du jour. Ce mode est économe en termes énergétiques mais pas toujours adapté au regard des contraintes pour l'utilisateur.

Les prérogatives écologiques vont-elles remettre au goût du jour le "Thin Client" ? Ce type d'infrastructure centralisée est en tous cas à même d'assurer une économie énergétique de l'ordre d'un quart des consommations par rapport au modèle client-serveur. Mais il n'est pas exempt de contraintes, selon le Forrester. Le cabinet d'analyse souligne dans son étude "Green Benefits Put Thin-Client Computing Back On The Desktop Hardware Agenda" que cette configuration fait notamment face aux réticences des utilisateurs qui privilégient des solutions de bureau plus autonomes et plus personnalisables. "Du point de vue de l'utilisateur, l'impression de ne disposer que d'un accès très restreint est fortement ressentie", explique Marion Gravot, Business Developper Client Léger pour Nec Computers.
Postes virtualisés et applications "lourdes"
Et la responsable d'ajouter : "les nouvelles solutions de virtualisation de poste qui arrivent sur le marché sont plus transparentes pour l'utilisateur. L'administrateur peut y créer un espace sur lequel il est notamment possible de gérer des contenus multimédia". Autre potentiel frein à l'adoption pointé par le Forrester : les solutions de client léger ne permettent généralement pas l'utilisation d'applications exigeantes en termes de capacités de calcul : traitement vidéo ou encore la conception assistée par ordinateur. Raison avancée : les temps de latence enregistrés entre le client et le serveur central sont par trop importants. "Les terminaux virtualisés sont généralement confiés à des utilisateurs spécifiques. Ce type de postes n'est pas adapté aux activités des départements marketing et commerciaux par exemple", précise Marion Gravot.
Dépendance au réseau
L'absence de disque dur et de lecteurs de CD-ROM apparaît comme un dernier frein de taille. Elle impose en effet à l'utilisateur client léger de se connecter pour utiliser son poste. Une configuration sécurisante dans la mesure où aucune donnée n'est stockée depuis le système, mais qui rend l'utilisateur systématiquement dépendant d'un réseau dans le cadre de ses activités. "Dans le cas d'un client léger portable, le Wi-Fi et la 3G se présentent comme des alternatives crédibles. Pour autant, ces solutions ne sauraient remplacer à 100 % l'ordinateur portable, il doit s'agir ici de projets spécifiques", commente la responsable. Quand à l'adoption d'architectures client léger par les entreprises, on peut se demander si l'argument écologique est le plus prégnant. "Cela dépend du marché sur lequel on se trouve. Les anglo-saxons semblent y être de plus en plus sensibles tandis qu'en Europe ce n'est pas encore un argument qui permet de basculer. Sur le Vieux Continent, on est encore dans une logique d'administration et de sécurisation ", conclut-elle.
Julien François

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