Sur la clientèle entreprises, France Télécom perd des parts de marché.

Par 30 octobre 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

France Télécom vient de racheter 80 % du fournisseur d’accès danois Web. En rachetant Web, société créée il y a moins de deux ans, via sa filiale de téléphonie mobile Mobilix, France Télécom pénètr...

France Télécom vient de racheter 80 % du fournisseur d’accès danois Web.
En rachetant Web, société créée il y a moins de deux ans, via sa filiale
de téléphonie mobile Mobilix, France Télécom pénètre sur le marché
d’Internet au Danemark.
Selon l’opérateur, Web devrait développer son service aux entreprises et
se lancer sur le marché de l’Internet pour le grand public.
Détenue à 86 % par France Télécom et à 14 % par la compagnie nationale des
chemins de fer du Danemark Banestyrelsen, Mobilix va pouvoir proposer aux
consommateurs des services couplés téléphonie-Internet.
(La Tribune 30/10/1998)

Lors des Entretiens de Paris-Dauphine, Michel Bon, le président de France
Télécom déclarait avant-hier “le 1er janvier 1998, nous étions prêts, nos
concurrents ne l’étaient pas. Pendant les premiers mois, la concurrence
n’a pas ressemblé à grand chose. Elle a tardé, mais maintenant elle est là
et se montre particulièrement active, surtout depuis mai-juin”.

Sur le segment des entreprises, France Télécom estime perdre, d’ici à la
fin de l’année, entre 4 et 5 % de parts de marché sur les communications
interurbaines nationales. Sur les communications internationales et sur le
transfert de données, France Télécom contrôlerait respectivement 85 % et
un peu plus de 80 % du marché professionnel.
Enfin, Itinéris disposerait sur l’activité mobile d’une part de marché
supérieure à 50 % dans les entreprises.
Les communications locales, pour leur part, demeurent encore un
quasi-monopole (99 % des parts de marché).

Même si les pertes de parts de marché s’avèrent encore modestes, la
concurrence est là et bien là, comme le déclare le responsable de
l’activité voix pour la clientèle entreprises, Yves Le Mouël
“l’augmentation du chiffre d’affaires entreprises sera quasiment nul en
1998, car nous avons dû effondrer nos prix”.

L’opérateur ayant en effet cassé ses prix, “le panier moyen” des
entreprises a ainsi baissé depuis trois ans de 25 % et les prix des
communications longue distance ont chuté de 60 %.

Pour conserver une place prépondérante au sein de cette clientèle
entreprises, France Télécom a annoncé hier le lancement de trois nouveaux
services: un numéro unique fixe-mobile, un service de téléphonie sur
Internet et une offre de gestion clé en main des services téléphoniques.

Débutant début 1999, le service Web Call Center, permettra à
l’utilisateur, sur une même ligne téléphonique, de rentrer en
communication avec un interlocuteur à partir d’un site Web. Pour cela, il
suffit de cliquer sur une icône et d’être équipé d’un logiciel dédié à
cette fonctionnalité.
Avant la fin de l’année, plusieurs entreprises, dont la FNAC,
expérimenteront ce nouveau service téléphonique sur Internet qui
s’adresse en priorité aux sociétés présentes sur le marché du commerce
électronique.
Dès janvier 1999, France Télécom lancera des expérimentations de voix sur
IP sur les réseaux intranet de sept clients.

Tout en indiquant être le premier opérateur à offrir ce service en France,
France Télécom a annoncé également le lancement du “numéro entreprise”.
Ce numéro unique permet de joindre un salarié à la fois sur son mobile ou
sur n’importe quel téléphone fixe. Une messagerie vocale unique complète
ce service.

Enfin, son nouveau produit “Atout Centrex” prévoyant une prise en charge
complète de la téléphonie de l’entreprise, permet à celle-ci d’économiser
des coûts d’équipements et de maintenance. Fournissant le PABX et tous
les logiciels, France Télécom effectue à distance la maintenance du PABX.
(Le Figaro La Tribune Les Echos 30/10/1998

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