Climat : un manifeste vert pour les opérateurs mobile

Par 18 novembre 2009

Pour convaincre les gouvernements de donner un successeur au protocole de Kyoto, le GSMA prend des engagements : réduction de ses émissions et croissance neutre en carbone sont au programme.

Alors que s’éloigne la signature d’un accord contraignant au Sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague, l’industrie du mobile prend des engagements forts. À l’occasion du Mobile Asia Congress de HongKong, le GSMA* a dévoilé son "manifeste vert". Celui comprend différentes mesures qui engagent durablement l’industrie sur la voie de la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, engagement est pris de réduire le niveau d’émission actuel par connexion de 40% d’ici à 2020. Une prévision qui couvre l’ensemble des émissions sous contrôle de l’industrie, depuis la consommation d’énergie du réseau GSM jusqu’aux dépenses énergétiques liées au transport. À terme, l’industrie du mobile vise à avoir une croissance neutre en émissions de carbone.
Travailler en accord avec tous les acteurs de l’industrie
Malgré une croissance des connections mobile estimée à 70% d’ici à 2020, les opérateurs mobiles veulent que leur niveau d’émissions de CO2 se maintienne à 245 mégatonnes (l’équivalent du niveau d’émission d’un pays comme les Pays-Bas). Au-delà de ces objectifs ambitieux, le GSMA a également fait part de sa volonté de travailler avec les autres acteurs de l’industrie. Il est ainsi question de travailler avec les vendeurs de téléphones pour réduire de 40% la consommation d’énergie des appareils d’ici 2020. Idem pour les vendeurs d’accessoires. Mais l’industrie voit encore plus loin, elle estime en effet que les technologies mobiles auront un rôle majeur dans la réduction des émissions de l’ensemble des autres industries.
Contribuer à la réduction des émissions de toutes les industries
Avec les bonne mesures en place, l’industrie du mobile peut contribuer à réduire les émissions des autres secteurs à un niveau presque 5 fois plus élevé que sa propre emprunte écologique", explique ainsi un membre du conseil d’administration du GSMA. Pour l’industrie, un tel miracle tiendrait à l’utilisation des mobiles pour contrôler et gérer la consommation d’énergie. "Cela n’a plus rien d’inaccessible et gérer à distance la consommation d’électricité de sa maison ou de son bureau pourrait très vite devenir aussi simple et banal que d’envoyer un SMS", affirme un autre responsable. Avec de tels arguments, l’industrie espère fait pression sur les gouvernements pour donner un successeur au protocole de Kyoto et prendre des engagements contraignants.
* L’association qui représente l’industrie du mobile

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