Le cloud computing gagne l'univers du mobile

Par 08 septembre 2009
Mots-clés : Digital Working, Europe

L'usage des applications mobiles dans les nuages se généralise. Elles domineront le marché d'ici quelques années.

Les applications mobiles passent aux nuages. Selon une étude d’ABI Research, leur nombre passera de 40 millions en 2008 à un milliard en 2014. Selon les chercheurs, plus de la moitié des utilisateurs – et pas seulement les possesseurs de smartphones - se serviront d’applications mobiles en ligne en 2014. "Vers cette date, les applications mobiles dans les nuages seront les plus répandues sur le marché, explique Marc Beccue, analyste chez ABI Research. Elles supplanteront les applications téléchargeables ou installées par défaut".
Une possibilité de faire des économies
Des exemples du cloud computing mobile réussi existent déjà. Schlage a lancé LiNK, un système de sécurité domotique, qui permet de contrôler non seulement la fermeture des portes, mais aussi la climatisation, les caméras de sécurité et les interrupteurs. Le tout via son PC ou téléphone portable. Pour Hervé Le Crosnier, enseignant-chercheur à l'Université de Caen, il est évident que le marché est prometteur. D'un côté, l'entreprise est susceptible de réaliser des économies au niveau de la gestion de sauvegarde de données en « dématérialisant » les serveurs. De l'autre, elle peut réduire les dépenses liées à l'évolution du logiciel lui-même. "Grâce aux nuages, on n’a pas à acheter une nouvelle version du logiciel, explique-t-il à L'Atelier. Et il n'est plus nécessaire de former le personnel à chaque nouvel outil ou version".
Les prestataires de nuages sont-ils digne de confiance?
Pourtant, le passage aux nuages a potentiellement des conséquences indésirables. Par exemple, il peut provoquer des changements radicaux pour les travailleurs. Le débat est le même que pour le télétravail. " Si l'on oblige les gens à être disponibles à n'importe quel moment, la question de la séparation de la vie privée et la vie professionnelle se posera encore davantage". Enfin, si les services dans les  nuages permettent de réaliser des économies, ils peuvent aussi générer une dépendance à des serveurs externes. "Aujourd'hui, il n'existe pas encore de législation précise concernant les activités des prestataires de nuages, conclut Hervé Le Crosnier. Ce qui veut dire qu'ilsn'ont pas d'obligations face aux données.

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