Du cloud computing en open source pour la Nasa

Par 22 juillet 2010
Mots-clés : Digital Working

L'agence spatiale américaine lance sa propre plate-forme dans les nuages pour des services de stockage et une interface applicative. Elle s'appuie sur des standards en open source.

Pour développer leur propre plate-forme dans les nuages, les entreprises pourraient utiliser des standards créés en open source. C'est du moins l'avis de la Nasa : elle lance "Nebula", une structure de cloud computing réservée aux salariés de l'agence spatiale mais construite à partir de standards ouverts. Celle-ci est issue d'un partenariat avec la société d'hébergement Rackspace, et qui développe "Openstack". Un programme qui propose une suite de logiciels libres utiles pour les infrastructures dans les nuages : logiciels de virtualisation et programmes assurant l'interopérabilité. "Rackspace et l'ensemble des partenaires de l'initiative Openstack collaborent pour développer une suite d'outils, sur un modèle open-source", confirme à L'Atelier Fabio Torlini, directeur marketing de Rackspace.
Incorporer au programme des technologies conçues spécifiquement
Concrètement, l'initiative permettra de combiner des codes développés par la Nasa avec les briques de programmes mises au point par l'hébergeur. Cela au niveau des services de stockage et des interfaces applicatives. "La Nasa a besoin d'une plate-forme solide, rassemblant d'importantes quantités de données. Cela permet d'incorporer au programme les technologies conçues pour faire fonctionner cette large infrastructure de cloud computing", explique le responsable. Et d'ajouter : "Le cloud computing permet de délivrer des ressources informatiques, comme des logiciels, des capacités de stockage et une puissance de virtualisation".
Imposer des standards ouverts
L'initiative vise à terme à imposer des standards ouverts pour sortir, selon le chercheur, d'un modèle cloisonné qui prévaut encore lorsqu'il s'agit de mettre en place une infrastructure hébergée dans les nuages. "Les premières offres de cloud computing étaient toutes propriétaires. Or, personne ne profite d'un paysage fracturé, cloisonné et sans transparence", ajoute Fabio Torlini. A noter : la plate-forme de l'agence spatiale est encore à son stade de développement, et seule une version bêta est pour le moment accessible pour les employés de la NASA.

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