Le cloud, meilleur que les réseaux filaires pour gérer le trafic généré par les smartphones ?

Par 16 juillet 2013 Laisser un commentaire
Cloud

Pour gérer le trafic de données générées par les réseaux mobiles, tout en permettant à chacun d'y avoir accès, l'Europe met en place des solutions basées sur le cloud alors que certains disent que cela ne sera possible qu'avec une connexion filaire.

L'augmentation du nombre de smartphones en circulation capables de délivrer le streaming audio et vidéo conduit à une croissance exponentielle du volume du trafic acheminé par les réseaux mobiles. Si bien que les prévisions laissent penser que d'ici à 2020, cette croissance va se poursuivre jusqu'à atteindre le centuple de sa taille actuelle. Pour tenter de gérer cela, l'Europe s'est fixé une stratégie numérique qui a pour objectif de fournir des taux d'au moins 30Mbit/seconde de données à tous les citoyens de l'UE d'ici à 2020 avec 50% d'entre eux pouvant accéder à Internet avec au moins 100 Mbit/seconde. Comment parvenir à cela ? L'étude « Cloud technologies will improve performance and efficiency of mobile networks » menée par l'Institute IMDEA Networks en juillet 2013 explique qu'au vu des tendances actuelles sur l'accès à l'Internet mobile, ces objectifs ne pourront être atteints qu'avec une connectivité filaire – et non sans fil – mais cela exige une capacité d'accès mobile beaucoup plus grande. Pour cela, des réseaux très denses de « petites cellules » (small cells) de faible puissance, doivent être mis en place.

Plusieurs approches possibles...

Mais les petites cellules -- qui sont des noeuds de faible puissance pouvant aller de dix mètres à un ou deux kilomètres et qui servent de bornes d’accès -- doivent encore faire face à plusieurs défis. Tout d'abord, elles requièrent un haut niveau de coordination pour traiter l'interférence inter-cellulaire. De plus, les solutions hétérogènes de réseau central doivent être utilisées pour connecter les cellules de petites tailles au cœur de ce dernier. Et enfin, en raison des fluctuations spatiales et temporelles, il y a une forte probabilité que la plupart des stations de base ne parviennent pas ou très peu à acheminer le trafic, conduisant à un gaspillage d'énergie très élevé. Une autre solution est alors possible : un traitement centralisé qui, en exploitant le fait que les données issues de toutes les stations de base sont centralisées au même endroit, offre la possibilité de contrôler le réseau d'accès dans son ensemble. Cela permettrait de désactiver sélectivement les stations de base inutiles, entraînant ainsi des économies d'énergie substantielles.

… Mais une seule valable

Cloud RAN (C-RAN) s'est récemment penché sur cette technologie qui s'appuie sur des techniques de cloud pour centraliser les ressources informatiques de réseau mobile. Concrètement plusieurs sites sont reliés à une unité centrale « le cloud », qui se charge d'effectuer le traitement des flux. Mais l'hypothèse formulée plus haut sur les liaisons terrestres à haut débit ne se fait pas si facilement, car il faut compter sur des technologies de liaison sans fil. Pour remédier à cela, le projet iJoin propose un nouveau concept de « Radio Access Network-as-a-Service » (RANaaS) qui fournit une répartition optimale de la fonctionnalité de réseau RAN entre le réseau mobile et le cloud. Cette répartition tient compte non seulement des avantages de calcul de l'utilisation du cloud, mais aussi des coûts de la bande passante. Avec l'architecture iJoin, la fonctionnalité RAN est centralisée à travers une plateforme IT ouverte basée sur une infrastructure en cloud. En plus de réduire significativement les coûts pour les opérateurs, ce concept a la capacité d'ouvrir le marché RAN/réseau capillaire pour les nouveaux acteurs tels que les fournisseurs et les prestataires de plateformes basées sur une infrastructure en cloud.

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