Code-barre 2D : Neustar veut centraliser tous les acteurs

Par 19 février 2010 3 commentaires
Mots-clés : Future of Retail

Pour accroître l'interopérabilité entre les acteurs économiques qui utilisent la technologie des tags pour mobile, Neustar propose de mettre en place une base de données centralisée.

« Notre idée est de créer une plate-forme sur laquelle l’ensemble des acteurs potentiellement intéressés par la technologie des code-barres 2D puisse se retrouver ». Voilà comment Diane Strahan explique à L’Atelier le projet de l’entreprise Neustar, dont elle est vice-présidente. L’option mise en avant par l’entreprise est la suivante : augmenter l’interopérabilité entre tous les acteurs économiques impliqués dans la technologie des tags 2D. La société a ainsi mis en place une base de données qui centralise les informations de plusieurs éditeurs de codes à barres. Concrètement, le système permet aux lecteurs de lire les tags conçus pour d’autres interpréteurs de code-barres, mais dont les éditeurs sont partenaires de Neustar. Résultat : cela permet aux développeurs de ce type de média d’accéder à un marché beaucoup plus vaste que celui sur lequel ils avaient prise.
Le système reconnaît le code-barre dans la base et transmet un lien URL
Lorsqu’un utilisateur flashe avec son mobile, le système va rechercher dans la base de données le lien URL auquel ce code correspond. Il transfère ensuite directement le lien au navigateur du mobile. Ce qui permet à l’utilisateur d’accéder sur Internet au contenu approprié. Et ce, même si le lecteur utilisé au départ n’est pas exactement celui pour lequel le tag avait été conçu à l’origine. « L’avantage d’un tel système est véritablement l’interopérabilité entre les acteurs » précise la responsable. Par ailleurs, la société fait aussi l’intermédiaire entre les annonceurs, les agences de publicité, et les fournisseurs d’applications mobiles. L’ensemble des acteurs peut en effet se rassembler sur une plate-forme mise en place par Neustar.
Une plate-forme dédiée aux acteurs du marché
Le but ? Permettre aux entreprises qui produisent et distribuent des lecteurs de codes à barres de travailler conjointement avec d'autres entreprises pour créer des campagnes qui utilisent la technologie des tags. La société servant ainsi de passerelle entre les différents acteurs. « Il est aujourd'hui essentiel d’ouvrir les systèmes que l’on met en place, de rendre accessibles les code-barres à tous les lecteurs de tags », reconnaît Vincent Herman, président de Nexence, contacté par L’Atelier. Avant de nuancer : selon lui, il ne faut pas perdre de vue la vocation originelle de cette famille de technologies. « Un code-barres, c’est un raccourci pour le mobile. Passer par un intermédiaire, cela correspond à faire un détour, et c’est problématique » précise-t-il.

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3 Commentaires

L'initiative Neustar, que nous suivons depuis de nombreux mois, répond à une partie, et une partie seulement de la problématique. Elle reconnaît la symbologie des codes optiques Datamatrix et QR-Code - mais ne traite pas les codes Aztec , EzCode, UpCode, BeeTagg, Microsoft Tag... Au lieu de choisir une sémantique normée, GS1 ou les liens URLs (directs et indirects), elle propose une nouvelle codification à l'image de celle utilisée dans un flashcode (ex : 5412082001039383). A une suite de chiffre, elle préfère une séquence alphanumérique (ex : mc*nsr*54321 ou mc*neom*32850773). Les lecteurs i-nigma (3GVision) et NeoReader (Neomedia) sont à même, à travers leurs serveurs associés d’interroger le serveur de Neustar afin de résoudre l’adresse URL destination. Ce n’est pas le cas d’autres lecteurs tels que ScanLife (Scanbuy), Lynkee (Lynkware), CodeOnLine, BeeTagg ou Mobiletag… qui ne participent pas à cette initiative.
Si cette démarche s’inscrit dans la bonne direction, elle laisse entendre que cette approche permet, à elle seule, de résoudre une problématique particulièrement complexe à travers un modèle trop simpliste.
Source Laurent Tonnelier, mobiLead

Soumis par Laurent Tonnelier (non vérifié) - le 19 février 2010 à 21h03

On l'a bien compris comme l'a dit Laurent la priorité est l'interopérabilité. Le problème c'est que tout le monde veut sa part du gâteau sans faire de concession et presque chacun des acteurs cités essaies d'imposer leur standard...

Soumis par jrgoodtime (non vérifié) - le 22 février 2010 à 13h09

Or comme le marché de l'accessibilité à internet en situation de mobilité n'est pas et ne sera pas organisé en monopoles à se partager, il se peut que tout ceux qui ne poursuivent que cet objectif se retrouvent rapidement sur le banc de touche...

Soumis par JA_FS (non vérifié) - le 24 février 2010 à 17h59

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