Le coeur est un interrupteur logiciel

Par 14 janvier 2008
Mots-clés : Smart city

Un logiciel permet aux personnes touchées d'incapacité motrice de mettre en route elles-mêmes leurs équipements d'assistance. Ce, en accélérant volontairement leurs battements de coeur.

Mettre en marche une prothèse électronique via les battements du cœur ? Tout est une question de logiciel. Les interfaces neuronales (capteurs qui transmettent les ondes cérébrales) permettent aux personnes handicapées de gagner en liberté de mouvement. Mais elles ne leur garantissent pas pour autant un mode de vie autonome. Ces solutions, qui proposent aux personnes touchées d'incapacités de contrôler prothèses, appareils d'assistance ou encore avatars de mondes virtuels, exigent l'accompagnement d'une tierce personne. Un problème sur lequel planchent des chercheurs autrichiens. Ces derniers expérimentent une solution logicielle permettant d'allumer et éteindre un appareil via une accélération volontaire de ses battements cardiaques.

 Analyse des battements cardiaques
Elle permettrait aux personnes dépendantes de mettre en marche elles-mêmes les équipements qui leurs sont nécessaires Ce logiciel est en effet capable de percevoir une accélération cardiaque volontaire par comparaison avec la fréquence de battement moyenne constatée. Une fois l'accélération identifiée, le logiciel assure la mise en route d'une interface neuronale dédiée à l'emploi d'une prothèse par exemple. Du point de vue de l'utilisateur, une respiration cadencée de quelques secondes suffit donc à activer l'équipement qui lui est nécessaire. Une solution qui a toutefois ses limites, puisque, sur les tests réalisés, près de trois déclenchements non volontaires ont été enregistrés par demi-heure d'utilisation.
Une voie à suivre
"Même si les résultats de nos expérimentations ne sont pas encore suffisants pour le moment, nous avons démontré qu'il s'agit d'une solution envisageable", a déclaré Reinhold Scherer de l'Université de Technologie de Graz. Faire appel aux ondes cérébrales pour mettre sous tension des appareils d'assistance n'est pas encore réalisable, rappellent les scientifiques. Pour ce faire, l'identification de certains signaux émis par le cerveau est nécessaire, une distinction que les technologies actuelles ne sont pas capables de réaliser de façon fiable. D'où l'intérêt de prendre en compte un signal biologique tel que les battements du cœur.  

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