Les collaborateurs connectés, plus motivés ?

Par 24 janvier 2012
Mots-clés : Smart city, Amériques, Asie, EMEA
Femme contente devant un ordinateur

Autoriser l'usage des réseaux sociaux en entreprise aurait tendance à améliorer le contentement et la motivation des salariés. Reste qu’une véritable politique de fédération passe par une stratégie plus globale.

 

Favoriser l’usage des réseaux sociaux en entreprise serait un facteur non négligeable de motivation et d’engagement des employés, annonce Going Social, une étude publiée récemment par KPMG. Selon le rapport, seulement 41 % des salariés qui travaillent dans une entreprise interdisant l’accès aux réseaux sociaux se montrent satisfaits de leur travail, contre 63 % des individus qui évoluent au sein de compagnies dans lesquels ils sont disponibles. Apparemment, le bénéfice se constaterait aussi du côté des sociétés : 80% de celles ayant permis leur usage y voient un bénéfice. Elles citent ainsi une plus grande facilité de partage de connaissance (88,8%) suivi d’un bien-être au travail (86,9%), d’une meilleure gestion du réseau relationnel (84,8%), des gains de productivité (81,9%) et enfin l’amélioration du profil public de l’entreprise (79,3%). En effet, rappelle le rapport, permettre à ses employés d’utiliser ces outils de communication est aussi un moyen non négligeable de faire de ceux-ci des ambassadeurs de sa marque.

L’usage des réseaux sociaux doit être accompagné

Cela, sous réserve de sensibilisation, évidemment. Ainsi, KPMG rapporte que 57 % des individus interrogés et qui ont reçu une formation spécifique s’annoncent susceptibles de porter des messages positifs sur leur entreprise. “Donner accès à ces outils peut en effet motiver le salarié dans son travail”, confirme AnthonyPoncier, Directeur/consultant chez Lecko en management et entreprise 2.0, et auteur de Les Réseaux sociaux d’entreprise*. Mais, relativise t-il, “cette tendance  se vérifie d’abord avec les réseaux sociaux internes à l’entreprise qui ont un véritable impact sur l’organisation et qui changent le rapport entre les gens, le lien social, ce qui renforce cet engagement”. En ce qui concerne la répartition des usages, le cabinet constate que ce sont désormais 70 % des entreprises qui sont présentes sur les réseaux sociaux. Et ce sont majoritairement celles situées dans les pays émergents qui en sont les plus friandes.

Les pays émergents plus friands

Les sociétés interrogées en Inde, en Chine et au Brésil sont en moyenne 30 % plus nombreuses que leurs pairs dans les marchés dits matures à utiliser les réseaux pour leur activité. Cela, notamment en raison de procédures informatiques moins contraignantes et de baisse du prix d’accès à Internet. Certaines privilégient d’ailleurs les services de messagerie sur ces plates-formes pour leur communication interne, au détriment de services traditionnels. La différence d’adoption n’est cependant par que technique. Selon Anthony Poncier, la frilosité, notamment française, s’expliquerait notamment par la “culture catholique dans laquelle nous sommes encore baignés et qui, avec son rapport à la hiérarchie fort”, peut faire s’autocensurer des salariés face à des personnes considérées plus légitimes pour prendre la parole. GoingSocial a été menée auprès de plus de 3800 cadres dirigeants et employés dans le monde. 

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas