Les collaborateurs ont encore un usage passif des réseaux

Par 24 janvier 2012 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Europe
Un homme et une femme devant un ordinateur

Si la grande majorité utilise Facebook et consorts pour élargir son réseau et s'informer, peu y ont recours pour mener des projets et prospecter. Les salariés ont aussi des scrupules à s’exprimer sur leur entreprise.

Les salariés français utilisent sont nombreux à utiliser les réseaux sociaux dans un cadre professionnel. Tout du moins les réseaux grand public : dans une étude, Cegos rapporte ainsi qu’ils sont 61 % à déclarer utiliser Facebook, mais seulement à avoir recours à 9 % et 6 % à LinkedIn. En règle générale, ils les utilisent pour des activités assez classiques, comme agrandir son cercle de connaissances (59 %), prendre des informations sur le marché et les concurrents (44 %) et chercher un emploi (25 %). Un usage qui reste encore relativement passif. “Les ressources potentielles de ces réseaux pour un usage professionnel plus actif (prospection, recrutement, projets collaboratifs...) sont encore peu développées par les salariés”, explique Philippe Gérard, manager des formations digitales chez Cegos. Interrogé par L’Atelier, il évoque un “manque de connaissance des salariés sur l’ensemble des capacités offertes par les réseaux sociaux”. Mais aussi “l’absence de nécessité immédiate pour d’autres usages et le manque d’information”.

L’apparente liberté des salariés sur les réseaux sociaux

Un manque d’information qui existe également au sein de l’entreprise et crée un vide entre l’utilisation des réseaux sociaux faite par les collaborateurs et la possibilité qui leur est donnée de le faire. En effet, 37 % d’entre eux annoncent être “fans” de leur entreprise sur un réseau social, et près de la moitié affirme n’avoir aucune crainte à en parler sur ces mêmes réseaux. Pourtant, 9% seulement disent avoir donné leur avis sur leur société ou ses produits. L’étude révèle même que lorsque seulement 25% des entreprises interdisent de parler d’elles, 45% des salariés pensent qu’ils n’en ont pas le droit.  Pour Philippe Gérard, les salariés ont “tendance à s’auto-discipliner”. Selon lui, ces derniers ont des “craintes vis-à-vis de la confidentialité ainsi qu’une évaluation de leur contribution, de leur capacité à collaborer”. Cette crainte s'accroît nettement lorsqu’il s’agit de réseaux sociaux internes à l’entreprise. Pour 32% des salariés, leur crainte de voir leurs informations personnelles exploitées serait le principal frein à l’adoption du réseau social dans leur entreprise.

Le nécessaire accompagnement des entreprises

Aussi, développer un réseau social interne ne suffit pas pour créer l’engouement. Et pour preuve : 23% des responsables des réseaux sociaux affirment qu’il existe un réseau social interne dans leur entreprise contre seulement 13% des salariés. La solution ? Pour Philippe Gérard, elle passe avant tout par “l’accompagnement des salariés” et un “effort de la part du management pour mettre en avant les avantages apportés” par cet outil, ce qui devrait également passer par un “management de proximité et la création d’un poste dédié chargé de faire vivre la communauté”. Mais 47% des entreprises de taille moyenne (250 à 5000 salariés) estiment avoir besoin de créer un poste chargé des réseaux sociaux d’ici trois ans. Un mouvement en marche, donc, mais ralenti, selon Philippe Gérard par la conjoncture qui ne rend pas la création d’un tel poste prioritaire.

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1 Commentaire

L'intelligence collective doit être amplifiée au sein de nouvelles formes de réseaux. Il faut améliorer les systèmes de partage du savoir car l'innovation découle de l'aptitude à partager la connaissance. Cela s'apprend et se coache.
Dans mon domaine de compétences, je propose d'initier cette dynamique avec tous les acteurs souhaitant mettre en commun et synergies des idées et moyens. Nous DEVONS ABSOLUMENT créer un THINK TANK national au sein d'un nouveau RESEAU SOCIAL INDUSTRIEL dont la créativité, l'innovation et les transferts de technologies seront les pierres angulaires.
Pour QUOI FAIRE?
Pour nous donner toutes les chances de rééquilibrer notre balance commerciale, la FRANCE doit produire des matériels, matériaux, services concurrentiels. Il est illusoire de penser pouvoir "produire mieux " des produits déjà commercialisés par les asiatiques ou autres pays Européens. Nous devons nous positionner sur les produits et services du futur sans demeurer arcboutés sur les produits actuels. Bien des process Industriels sont encore basés sur le socle d’une consommation non régulée de l’Energie et des matières premières.
EN CONSEQUENCE NOUS DEVONS BATIR UNE NOUVELLE INDUSTRIE SUR
LE SOCLE DES MINIMAS DE CONSOMMATIONS ENERGETIQUES ET DE MATIERES PREMIERES

Soumis par Bernard REYNIER (non vérifié) - le 25 janvier 2012 à 19h40

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