Quand le collaboratif construit l'identité des entreprises

Par 20 avril 2009

Facebook, Twitter : les plates-formes collaboratives accompagnent les mutations dans l'organisation du monde de l'entreprise. Ce, particulièrement en ce qui concerne la construction de son identité.

Comment gérer son image véhiculée par les médias sociaux ? Mark Federman, ancien responsable stratégique du programme McLuhan de l'université de Toronto, mène actuellement des recherches sur ces problématiques liées au collaboratif et à la manière dont les individus réunissent leurs savoirs pour atteindre des objectifs. Pour lui, les médias sociaux agissent comme un mégaphone de l'identité. Une image applicable au monde de l'entreprise. Comme le chercheur l'explique à l'Atelier, "les médias sociaux n'ont pas changé l'organisation du monde du travail. Mais ce dernier évolue, et les médias sociaux en facilitent la mutation". Et première constatation : désormais, la notion de marque, comme forme d'identité corporate figée et imposée au consommateur, n'existerait plus.
Vers la fin de la marque figée ?
L'identité de l'entreprise évolue, et les outils collaboratifs l'aident à se forger cette représentation de soi en mouvement. Les médias sociaux interviennent aussi bien dans les relations entre employés, qu'avec les consommateurs ou les fournisseurs. En ce sens, ces derniers peuvent "être légitimement considérés comme membres à part entière de cette large organisation", précise Mark Federman. "Les médias sociaux n'ont pas à être gérés, dans le sens être contrôlés, par l'entreprise. Mais ils doivent plutôt faire l'objet d'un engagement optimal, parmi les diverses entités de l'organisation". Cet investissement s'accompagne d'une transparence émergente de la part des sociétés.
L'importance de la transparence
"Aujourd'hui, des centaines, voire des milliers d'individus possèdent une pièce du puzzle." Et les médias sociaux leur permettent de les mettre en commun de manière collaborative. En faisant cela, qu'ils soient consommateurs, employés ou toute autre partie prenante, ils participent à la création d'une certaine image de l'entreprise. Pour Mark Federman, au-delà de l'émergence de cette transparence, les entreprises doivent également porter une attention particulière à la manière dont elles perçoivent et répondent, notamment à travers les médias sociaux, leur réponse à l'environnement sociétal.

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