La collaboration entre consommateurs tente les entreprises pratiquant l'open innovation

Par 12 mars 2013 2 commentaires
idée

Encore peu nombreux, les consommateurs se plaçant comme innovateurs pour les entreprises posséderaient un potentiel certain, en particulier lorsque ceux-ci se réunissent en communauté.

Si l'open innovation n'est pas démocratisée au sein des entreprises, et particulièrement auprès des consommateurs eux-mêmes, ceux-ci sont toutefois en augmentation croissante dans le monde. Ainsi, une étude réalisée par deux chercheurs japonais, Susumu Ogawa (universiré de Kobé) et Kritinee Pongtanalert (université de Chulalongkorn) montre que ceux-ci représentent actuellement 4% à 6% de la population totale des États-Unis, du Japon et du Royaume-Uni. Si leur but est évidemment de conformer les produits et services qu'ils consomment à leurs attentes, en les personnalisant ou en créant de nouveaux, on distingue toutefois deux catégories distinctes de profils. D'un côté, on retrouve les profils indépendants et de l'autre les communautaires, particulièrement recherchés par les entreprises.

Les entreprises préfèrent les produits issus de communautés

Ainsi, si seuls 5% à 17% des innovations proposées par ces deux groupes sont finalement adoptées par les entreprises, 88,1% d'entre elles proviennent des consommateurs-innovateurs communautaires contre 64,4% provenant des indépendants. Selon les chercheurs, la raison de cet engouement pour les communautés de consommateurs innovateurs résiderait dans le fait que ceux-ci développent principalement un produit parce qu'ils considèrent que rien de ce qui existe déjà ne satisfait leur besoin, ou bien qu'ils veulent faire des économies. A la différence donc des innovateurs indépendants qui seraient plus individualistes et essayeraient de faire connaître leurs innovations sans stratégie précise ou d'attentes spécifiques. Autre raison de ce favoritisme, les produits issus d'une communauté ont déjà été discutés, testés , modifiés par les utilisateurs d'autres communautés, et une telle attention donnée à ces innovations auraient plus de chance d'être bien accueillie sur le marché.

Deux catégories d'innovateurs

Un succès qui serait par ailleurs plus difficile à prédire du point de vue des innovations issues de profils indépendants. De même, l'étude montre que les innovateurs communautaires innovent en moyenne une fois par an, rythme difficilement imposable à un innovateur indépendant. Pour en venir à de tels résultats, les chercheurs ont interrogé 21,027 personnes représentatives de la population japonaise. Parmi ceux-ci, 2000 répondants ont annoncé avoir déjà créé ou modifié des produits pour leur utilisation personnelle. Tandis qu'une partie de ces personnes affirme le faire seul (91,3%), d'autres (7,4%) précisent faire partie d'une communauté ou d'une plate-forme comme Wikipédia ou Linux.

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2 Commentaires

L'Open Innovation ne concernerait que 4% à 6% de la population totale des États-Unis, du Japon et du Royaume-Uni ? Les entreprises n'y seraient que peu sensible ?

Comment concilier cette étude avec les efforts monumentaux fait par les entreprises pour créer leur communauté ? Certains article expliquent que l'on dépense beaucoup en matière de CM, parle d'un intérêt économique important, le sujet est parfois lié à l'économie de la contribution ... et ici on n'apprend que finalement "la communauté d'utilisateur" est réduit à 6% de la population ?

Comment expliquer aussi que les onglets Feedback (et les services associés) de plus en plus présent sur les sites ne s'adressent qu'à 6% de la population ?

Mais peut-être ai-je mal compris ... la fin de l'article semble préciser que l'Open Innovation concernent les contributeurs de Wikipédia et de Linux. Allez, faisons un petit tour sur http://en.wikipedia.org/wiki/Open_innovation histoire de vérifier que l'on parle bien de la même chose :)

Soumis par ocarbone - le 13 mars 2013 à 09h54

dans le domaine de l'open innovation, avez vous déjà goûté au brainstorming en ligne ? l'essayer c'est bien souvent l'adopter !
www.brainztorming.fr

Soumis par philippe.kuhn - le 18 mars 2013 à 00h46

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