Collaboration et open source sont les piliers de la ville du futur

Par 15 octobre 2009
Mots-clés : Smart city

Pour développer les services urbains de demain, l'université d'Oulu a développé une architecture ouverte. Entreprises et développeurs seront invités à proposer des services dont les meilleurs seront ensuite testés grandeur nature.

Pour construire la ville de demain, l'université d'Oulu travaille sur un projet dit de ville ubiquitaire. Celui-ci, baptisé Ubi* vise à développer un environnement intelligent utilisant les technologies de l’information pour proposer des services répondant aux besoins quotidiens des habitants d’une ville (ici Oulu). Les chercheurs annoncent le lancement d’une nouvelle phase : le projet RealUbi. Cette étape aura pour but d’estimer les besoins réels des populations et d’identifier les services qui pourraient être utiles. La particularité du projet étant qu’il ambitionne d’ouvrir et de standardiser son infrastructure, et notamment son interface de programmation d’applications. Ce qui permettra à la communauté open source ou à des PME de développer et d’offrir leurs propres services.
Une architecture ouverte aux développeurs et aux PME
Dans le cadre de RealUbi, une université d’été sera organisée en 2010. Des développeurs et des étudiants du monde entier y participeront. Ils seront invités à proposer des services utilisant l’infrastructure développée. Les meilleures idées seront ensuite développées et testées sur une période de temps plus longue à l’été 2011. "C’est la première fois qu’une recherche en informatique ubiquitaire est menée à cette échelle et en plein centre ville", explique à L’Atelier Hannu Kukka, responsable technique du projet. "Cela nous permet d’atteindre un nombre important d’utilisateurs et de rassembler des données sur un ensemble très hétérogène". L’infrastructure du projet a déjà été mise en place durant la phase initiale du projet.
Les mobiles ne sont pas en reste
La partie la plus visible concerne les points d’accès Ubi, répartis aux endroits clés de la ville. Ils se présentent comme des écrans haute définition auxquels il est possible de se connecter par différents moyens : lecteurs RFID, Bluetooth, WiFi... "Ces points d’accès sont la colonne vertébrale de l’infrastructure", explique Hannu Kukka. "A l’heure actuelle, nous offrons des services d’information et de loisirs et des services de géolocalisation". Les mobiles ne sont pas en reste. Il est possible de télécharger des informations diverses depuis les points d’accès, de participer à des jeux ou encore de charger des images et des vidéos sur l’écran. Les dépenses de fonctionnement sont déjà assurées en offrant des services de street-marketing aux entreprises au niveau des points d’accès.
* Un programme de recherche multidisciplinaire coordonné par l’université d’Oulu.

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