La collaboration précède la conception de data centers moins énergivores

Par 06 janvier 2011 1 commentaire
construction

Pour économiser de l'énergie, la technologie ne suffit pas : ingénieurs et architectes doivent travailler de concert dès le début du projet.

Les centres de données ne sont pas aussi efficaces d’un point de vue énergétique qu’ils pourraient l’être effectivement, affirme dans une étude une équipe du centre de Recherche d’HP pour des écosystèmes durables et de l’Intelligent Infrastructure Lab. En cause, selon les scientifiques, le manque de collaboration et d’entente entre les ingénieurs et les architectes, qui participent le plus souvent de façon déconcertée à la mise en place de ces data centers. "Nous sommes tous concernés par les questions environnementales posées par le secteur informatique", note Amip Shah, ingénieur des laboratoires HP.

Penser les infrastructures conjointement, et en amont

"Mais trop souvent, nous ne parlons pas le même langage", précise-t-il. Les différentes équipes ont ainsi des objectifs communs, mais un manque de stratégies et de concertation porte préjudice à nombre de projets, selon les chercheurs. En se rassemblant en amont, et en mettant au point un lexique commun, architectes et ingénieurs électroniques peuvent concevoir des centres moins énergivores et plus efficaces. L’une des solutions consiste par exemple à réduire le nombre de matériaux utilisés, tout en assurant la viabilité des systèmes développés. Ce que les chercheurs appellent la "dématérialisation" des data centers.

Des capteurs ajoutés aux serveurs lames

L’idée est d’intégrer des capteurs (qui calculent la température, par exemple) à des centres de données utilisant des serveurs lames – soit des infrastructures qui diffèrent des serveurs traditionnels de par leur taille, plus réduite. D’après les tests effectués par les scientifiques, de tels systèmes “intelligents” pourraient faire économiser jusqu’à 50 % d’énergie aux data centers. Ce qui, selon eux, est à considérer quand on sait que les centres de données sont responsables de près de 1.5 % de l’électricité totale consommée aux Etats-Unis, par exemple.

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1 Commentaire

Le titre de votre article est trompeur. La collaboration réellement efficace est celle du DSI avec ses homologues dans les directions métier afin d'identifier :
- les applications maintenues et hébergées mais inutilisées,
- les données stockées mais qui ne seront plus accédées,
- et les bons niveau de SLA en fonction des contraintes réelles des utilisateurs.

Près de 1 serveur sur 6 dans le monde héberge des applications "zombies" qui ne sont pas plus utilisées. Avant de dépenser inutilement de l'argent pour optimiser l'efficience de serveurs inutilisés, il semble plus judicieux de les identifier puis de les éteindre...

Soumis par Green IT (non vérifié) - le 07 janvier 2011 à 12h45

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